Petroplus: l'intersyndicale de la raffinerie de Rouen cherche une alternative

Les syndicats de la raffinerie de Petit-Couronne, près de Rouen, ne croient plus en Petroplus, le groupe zougois dont les lignes de crédit sont coupées. Elles demandent à l'Etat français de saisir la raffinerie et de la remettre à un autre industriel capable de sauver le site.
04 août 2015, 01:41
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
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L'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC devait défendre ce message devant le ministre de l'Industrie et de l'Energie Eric Besson au cours d'une rencontre prévue ce soir. Pour elle, peu importe que cet industriel soit français ou étranger.

L'intersyndicale travaille sur plusieurs pistes notamment celle de la compagnie nationale des pétroles d'Azerbaïdjan. Les syndicalistes estiment que la proposition de reprise pourrait  inclure la raffinerie LyondellBasel de Berre actuellement à l'arrêt et qui a appartenu, comme celle de Petit-Couronne, à Shell.

Concernant les modalités de reprise, l'intersyndicale estime que la raffinerie qui compte 550 salariés devrait être cédée gratuitement à un industriel qui s'engagerait en échange à investir les 100 à 120 millions d'euros nécessaires à sa remise à niveau.