Présidentielle américaine: couverture médiatique négative

Le ton de la couverture par les médias américains de la campagne présidentielle 2012 a été plus négatif que positif. Une tendance encore plus marquée sur les réseaux sociaux, selon une étude publiée vendredi aux Etats-Unis.
06 août 2015, 15:00
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Le président sortant Barack Obama, à droite, et le candidat républicain Mitt Romney font le show lors de leur second débat présidentiel à l'université de Hempstead, New-York, le 18 octobre dernier.

La couverture de la campagne du président démocrate sortant  Barack Obama a été dans l'ensemble moins négative que celle de son rival républicain Mitt Romney, souligne cette enquête de l'institut de recherche Pew. Mais, précise-t-il, cette tendance s'est inversée après le premier débat entre les deux candidats, le 3 octobre, au cours duquel les observateurs s'accordent à dire que le président avait fait une piètre prestation.

En moyenne, du 27 août au 21 octobre, 19% des reportages sur Barack Obama étudies par l'institut au sein d'un échantillon de médias étaient «d'un ton favorable», tandis que 30% étaient défavorables et 51% mitigés. Du côté de Mitt Romney, 15% des reportages sélectionnés par l'enquête étaient favorables, 38% défavorables et 47% partagés. Pew  précise que le président Obama a en particulier bénéficié en septembre de la couverture très négative de la campagne de M. Romney, au moment où celui-ci perdait des points dans les sondages.

Réseaux sociaux particulièrement sévères

Le républicain était alors en particulier critiqué pour ses commentaires tenus sur la Libye, ou encore ses propos sur les fameux «47%» d'Américains qui seraient selon lui des «assistés». Ce net avantage de M. Obama dans la presse s'est ensuite renversé après le débat du 3 octobre. A partir de ce moment-là, 20% des articles sur M. Romney étaient d'un ton positif et 30% négatif, contre respectivement 13% et 36% pour le président sortant.

L'enquête souligne en outre que les médias traditionnels n'ont pas été aussi sévères que les réseaux sociaux. Sur Twitter, quelque 45% des commentaires sur M. Obama étaient ainsi négatifs et 25% positifs, contre 58% et 16% pour M. Romney. Sur Facebook aussi, les messages écrits par les internautes étaient à 53% négatifs pour le président et 62% pour le républicain.