Proche-Orient: Facebook devant la justice pour complicité avec le Hamas

Des proches de quatre Israélo-américains et d'un touriste américain morts dans des attentats ont réclamé lundi un milliard de dollars, soit plus de 980 millions de francs suisses, de dommages et intérêts à Facebook. Ils accusent ce dernier d'avoir entre autres "sciemment fourni un soutien matériel et des ressources au Hamas".
11 juil. 2016, 18:30
/ Màj. le 11 juil. 2016 à 18:37
Facebook s'est justifié début juillet en mettant en avant sa politique de signalement des contenus abusifs.

Un groupe d'Israéliens et d'Américains a réclamé lundi un milliard de dollars (plus de 980 millions de francs suisses) de dommages et intérêts à Facebook. Ils l'accusent de complicité avec le Hamas, dans le cadre d'un procès instruit aux Etats-Unis.

Les plaignants sont des proches de quatre Israélo-américains et d'un touriste américain morts dans des attentats à Tel Aviv, Jérusalem et en Cisjordanie occupée de 2014 à 2016.

Ils accusent Facebook d'avoir "sciemment fourni un soutien matériel et des ressources au Hamas (...), facilité la capacité du groupe terroriste à communiquer, recruter des membres, préparer et lancer des attentats, et semer la peur chez ses ennemis."

Manque de coopération

Le Hamas a officiellement revendiqué l'un des attentats cités dans le procès mais l'avocat des plaignants a déclaré que des experts avaient établi la responsabilité du Hamas pour les autres attentats.

Cette initiative privée fait suite aux critiques du ministre israélien de la Sécurité, Gilad Erdan, qui estime que Facebook ne coopère pas aux enquêtes sur des suspects potentiels en Cisjordanie occupée et entretient un climat de violence.

Tentative de chantage

Facebook s'est justifié début juillet en mettant en avant sa politique de signalement des contenus abusifs.

Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas à Gaza, a accusé Israël de transformer le réseau social en un dispositif d'espionnage contre les Palestiniens. Il a déclaré que le procès était une tentative d'Israël de faire chanter Facebook.