Rassemblement de partisans et adversaires de Pegida à Dresde

Des partisans de Pegida et des adversaires de ce mouvement islamophobe ont commencé à se réunir ce lundi soir à Dresde, en Allemagne.
19 oct. 2015, 19:37
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Des adversaires de Pegida se sont rassemblés à Dresde en même tant que les partisans du mouvement.

Plusieurs milliers de partisans du mouvement populiste et islamophobe allemand Pegida ont commencé à se rassembler lundi soir à Dresde (est), a constaté l'AFP. Leurs adversaires battaient aussi le pavé.

Les sympathisants du mouvement des "Patriotes européens contre l'islamisation de l'Occident" (Pegida en allemand) se sont donné rendez-vous sur une grande place du centre-ville pour un rassemblement commémorant la création de cette formation il y a un an, le 20 octobre 2014 dans la capitale de Saxe.

Les responsables de Pegida disent attendre plusieurs dizaines de milliers de manifestants dans la soirée. Selon un journaliste de l'AFP, ils étaient quelques milliers vers 18h30, agitant des drapeaux allemands et scandant "Nous sommes le peuple", en détournant le slogan des manifestations contre la dictature communiste dans l'ex-RDA fin 1989.

"Merkel, dehors!", pouvait-on lire sur une pancarte. Selon un journal local, la police est intervenue dans la foule pour enlever une pancarte qui montrait la chancelière allemande portant un uniforme nazi sur lequel la croix gammée était remplacée par un symbole de l'euro.

Contre-manifestations

Plusieurs contre-manifestations d'adversaires de ce mouvement ont commencé dans le même temps à s'ébranler en début de soirée en divers points de la ville pour converger vers le rassemblement de Pegida, au milieu d'un important déploiement de forces de l'ordre chargées d'éviter une confrontation entre les deux camps.

Selon des comptages concordants, les adversaires de Pegida étaient entre 4000 et 5000 personnes en début de soirée. "Il est très important que la grande majorité des gens, qui ne soutiennent pas Pegida, se montrent et disent qu'ils ne sont pas d'accord", explique à l'AFP Hans, 75 ans, parmi les contre-manifestants.

Un temps moribond, Pegida a trouvé un second souffle avec la crise des réfugiés qui nourrit son discours de plus en plus radical. Il dénonce un danger d'islamisation de l'Allemagne et multiplie les attaques contre Angela Merkel, qui a ouvert la porte du pays aux migrants.