Russie: elle cache le corps de son mari dans l'espoir qu'il revienne à la vie

Dans l'espoir de voir son mari défunt revenir à la vie, une Russe a planqué son corps durant trois ans. Elle a demandé à ses enfants de le nourrir et de lui parler chaque jour.
06 août 2015, 15:09
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
"Pendant trois ans, entre le 14 août 2009 et le 2 juillet 2012, le cadavre est resté allongé dans un lit dans une chambre de l'appartement", ont indiqué les enquêteurs de la région de Iaroslavl, où réside la famille russe du mort, qui a conservé son corps dans l'espoir qu'il ressuscite.

Une Russe a dissimulé la mort de son mari et conservé pendant trois ans son cadavre à la maison, demandant à ses enfants de le nourrir et de lui parler chaque jour dans l'espoir qu'il ressuscite. Des désodorisants étaient utilisés pour masquer l'odeur de décomposition du corps.

"Pendant trois ans, entre le 14 août 2009 et le 2 juillet 2012, le cadavre est resté allongé dans un lit dans une chambre de l'appartement", ont indiqué les enquêteurs de la région de Iaroslavl, où réside la famille.

"Durant toute cette période, la veuve a continué à vivre dans cet appartement avec ses jeunes enfants, leur demandant tous les jours d'aller dans la chambre, de parler à leur père et de le nourrir avec du bouillon qu'elle préparait", ont-ils ajouté.

Ancien missionnaire

La mère ne se rendait jamais dans la chambre, craignant que cela n'empêche la résurrection de son mari, un ancien missionnaire membre d'un mouvement évangélique décédé à son domicile d'une longue maladie.

"Les enfants qui étaient inquiets pour leur mère, mais qui réalisaient que leur père était mort, lui disaient qu'il leur parlait et qu'il mangeait", selon la même source.

Lorsque la famille a décidé de déménager dans une autre ville, deux des enfants, des filles âgées de 14 ans et 9 ans, ont voulu se débarrasser du cadavre, en l'emballant dans du plastique et en le jetant dans les buissons.

Tête jetée à la poubelle

Toutefois, "lors du déplacement du corps, la tête et la main droite se sont détachées", et les enfants les ont jetées dans une poubelle, ont ajouté les enquêteurs.

En juillet, une enquête avait été ouverte lors de la découverte du corps, mais elle a été close, lorsque les enquêteurs ont découvert qu'il ne s'agissait pas d'un meurtre.

Les enfants ont dû subir une expertise psychologique, qui a conclu qu'ils étaient mentalement stables. Concernant la mère, il a également été établi qu'"actuellement dans son état psychologique, elle ne représentait pas une menace, ni pour elle, ni pour son entourage".