Soudan du Sud: suite à la flambée de violence, l'ONU évacue une partie de son personnel

Les Nations unies ont annoncé jeudi qu'elles allaient retirer tous leurs personnels non indispensables du Soudan du Sud. Le jeune pays est en proie à une flambée de violence entre les troupes gouvernementales et des partisans du vice-président Riek Machar.
14 juil. 2016, 22:54
/ Màj. le 14 juil. 2016 à 22:57
Les combats entre forces présidentielles et troupes rebelles ont repris il y a deux semaines dans la capitale Juba.

 

"La mission de l'ONU, ainsi que les agences, fonds et programmes onusiens se préparent à un déménagement temporaire de tout le personnel non indispensable", a dit M. Dujarric. Ces employés, dont le nombre n'a pas été précisé, vont être transférés à Nairobi.

La situation dans le pays est "hautement préoccupante", selon l'expression du porte-parole de l'ONU Stephane Dujarric. Il a appelé les autorités à ouvrir une enquête sur des informations accusant les troupes du président Salva Kiir de mener des attaques contre le personnel de l'ONU et contre des membres d'organisations humanitaires.

Meurtres, agressions

Les combats entre forces présidentielles et troupes rebelles ont repris il y a deux semaines dans la capitale Juba. Celle-ci a retrouvé le calme depuis lundi soir après l'appel lancé par Salva Kiir et Riek Machar en faveur d'un arrêt des hostilités.

 

 

La mission de l'ONU au Soudan du Sud (UNMISS) va mener ses propres investigations, a-t-il ajouté. "Les informations font état de rumeurs sur le meurtre d'au moins un ressortissant sud-soudanais travaillant pour une ONG, ainsi que de viols et d'agressions contre des membres d'une ONG de l'ONU", a précisé M. Dujarric.

Les Casques bleus sont déployés dans le pays depuis son indépendance en 2011. Ils se composent de 13'500 soldats et policiers sur le terrain.

Une vidéo du média "Le Monde" tente d'expliquer ce regain de violence.