Syrie: la trêve "humanitaire" décrétée par Moscou entre en vigueur à Alep

Elle a débuté ce main à 07h00, heure suisse. La trêve "humanitaire" décrétée par Moscou est entrée en vigueur à Alep. Elle devra permettre aux civils et aux rebelles de quitter la métropole.
20 oct. 2016, 07:55
/ Màj. le 20 oct. 2016 à 07:56
La trêve intervient alors que depuis deux jours déjà le régime du président Bachar al-Assad et son allié russe ont suspendu leurs raids aériens meurtriers visant les quartiers Est d'Alep.

La trêve "humanitaire" décrétée par Moscou pour permettre aux civils et aux rebelles de quitter la métropole syrienne d'Alep est entrée en vigueur jeudi. Elle succède à plusieurs semaines d'une offensive meurtrière visant les quartiers rebelles.

La trêve, qui a débuté à 08h00 (07h00 en Suisse), intervient alors que depuis deux jours déjà le régime du président Bachar al-Assad et son allié russe ont suspendu leurs raids aériens meurtriers visant les quartiers Est d'Alep. Quelque 250'000 personnes y vivent.

Moscou avait annoncé mercredi que la trêve durerait 11 heures, et non huit comme annoncé initialement. Toutefois, dans la soirée, l'armée syrienne a affirmé que cette trêve durerait trois jours. A Berlin, le président russe Vladimir Poutine s'est dit prêt à prolonger "autant que possible" l'arrêt des frappes aériennes.

 

Éliminer les terroristes

Huit couloirs humanitaires, dont six pour l'évacuation de civils, de malades et de blessés, et deux pour le retrait de rebelles armés, mais qui peuvent également être utilisés pour les civils, seront ouverts, a annoncé mercredi l'état-major russe.

La trêve intervient alors que depuis plusieurs semaines Moscou fait l'objet de critiques virulentes sur la scène internationale. Les Occidentaux dénoncent des "crimes de guerre" au moment où les bombardements d'une extrême violence, lancés le 22 septembre, ont tué des centaines de civils et détruit des infrastructures civiles, notamment des hôpitaux.

Le régime syrien et son allié russe affirment toutefois bombarder les quartiers est pour éliminer les "terroristes", principalement les djihadistes du Front Fateh al-Cham (ex-Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda).

Ancienne capitale économique de Syrie, Alep est devenue l'un des symboles de la guerre qui déchire la Syrie depuis mars 2011. La métropole est divisée depuis 2012 entre un secteur Ouest progouvernemental et un secteur Est tenu par les insurgés.