Syrie: les Etats du Golfe demandent une intervention de l'ONU à Alep

Les Etats du Golfe ont demandé samedi que l'ONU intervienne à Alep pour mettre fin aux bombardements et aux souffrances du peuple. Le conseil regroupe l'Arabie saoudite, Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar et les Emirats arabes unis.
02 oct. 2016, 08:57
/ Màj. le 02 oct. 2016 à 09:17
Le cessez-le-feu a difficilement tenu une semaine puis a volé en éclats le 19 septembre dernier.

Les six Etats membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont réclamé samedi que les Nations unies interviennent en Syrie pour faire cesser les bombardements sur la ville d'Alep. Ils jugent l'offensive lancée par les forces pro-gouvernementales appuyées par la Russie comme une "agression flagrante contraire aux lois internationales".

Le secrétaire général du conseil "réclame que le Conseil de sécurité de l'ONU intervienne immédiatement pour stopper l'agression sur la ville d'Alep et mettre fin aux souffrances au peuple syrien". Il regroupe l'Arabie saoudite, Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar et les Emirats arabes unies.

Le communiqué, diffusé par l'agence saoudienne de presse SPA, demande à l'ONU de "faire appliquer les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité sur la crise syrienne".

L'échec du cessez-le-feu, qui a difficilement tenu une semaine mais a volé en éclats le 19 septembre dernier, puis la reprise des bombardements sur les quartiers rebelles d'Alep, le dernier grand centre urbain tenu par les insurgés, ont accru la possibilité que des Etats du Golfe, dont l'Arabie saoudite et le Qatar, arment les rebelles de missiles sol-air portatifs pour se défendre contre les aviations syriennes et russe, confiaient en début de semaine des responsables américains.

La France, membre permanente du Conseil de sécurité, a annoncé cette semaine qu'elle travaillait à un projet de résolution pour un cessez-le-feu à Alep.