Syrie: les nouveaux bombardements sur Alep-Est constituent de "très probables crimes de guerre", selon l'ONU

Selon l'ONU, il est probable que les nouveaux bombardements sur Alep-Est forment des "crimes de guerre". La sécurité des citoyens de cette zone de Syrie n'est pas garantie par le gouvernement.
14 déc. 2016, 18:28
/ Màj. le 14 déc. 2016 à 19:24
La commission de l'ONU dit avoir reçu des accusations contre des groupes rebelles qui empêcheraient des civils de fuir et les utiliseraient comme boucliers humains.

La reprise de bombardements lourds par les forces pro-gouvernementales sur Alep-Est où se trouvent de nombreux civils constitue "très probablement des crimes de guerre" selon l'ONU. Elle estime "inexcusable" le blocage présumé de l'évacuation par des milices.

Le gouvernement semble "échouer" dans sa responsabilité de garantir la sécurité de ses citoyens, a estimé mercredi à Genève le Haut Commissaire aux droits de l'homme. Zeid Raad al-Hussein rappelle aussi au régime son obligation d'aide médicale aux civils et aux combattants.

 

 

"Le premier convoi était parti et semble avoir été bloqué par des milices pro gouvernementales", a déploré M. Zeid. Auparavant, la Commission d'enquête indépendante de l'ONU sur la Syrie avait mentionné de nombreuses indications de violations, dont des exécutions sommaires ou encore des arrestations arbitraires.

 

 

Cette commission, dont fait partie la Tessinoise Carla del Ponte, avait aussi dit avoir reçu des accusations contre des groupes rebelles qui empêcheraient des civils de fuir et les utiliseraient comme boucliers humains. Des allégations déjà formulées fin novembre, puis il y a une semaine par le Bureau de coordination de l'ONU pour les affaires humanitaires (OCHA) ou le Haut Commissariat.