Syrie: retrait d'armes lourdes des villes mais la répression se poursuit

Le régime syrien a retiré des armes lourdes de plusieurs villes du pays tout en libérant près de 3.500 prisonniers.
03 août 2015, 23:50
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
syrie-observateurs

Le régime syrien a retiré des armes lourdes de plusieurs villes du pays tout en libérant près de 3.500 prisonniers, mais poursuit la répression sanglante malgré la présence des observateurs de la Ligue arabe, a déclaré lundi au Caire le secrétaire général de l'organisation, Nabil Elaraby.

"Le cessez-le-feu doit être total", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse au siège de l'organisation. Les observateurs de la Ligue arabe sont censés vérifier que Damas se conforme au plan de sortie de crise élaboré par l'organisation. Mais les forces de sécurité syriennes ont fait plus de 150 morts depuis le début de leur mission le 27 décembre, selon les militants syriens des droits de l'homme.

"Oui, il y a encore des tirs, et oui, il y a toujours des tireurs embusqués" qui ouvrent le feu sur la foule, a déclaré M. Elaraby. "Oui, la tuerie continue. L'objectif pour nous, c'est d'apprendre que personne n'a été tué. La mission des observateurs est de protéger les civils, et si quelqu'un est tué, notre mission reste inachevée", a-t-il ajouté.

Malgré tout, a-t-il fait valoir, les observateurs ont obtenu des résultats. Des blindés et pièces d'artillerie ont été retirés de plusieurs villes et quartiers du pays, des vivres ont pu être acheminées et les corps de manifestants tués ont été récupérés.

Rami Abdul-Rahman, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme, a confirmé le retrait de blindés, précisant qu'il a eu lieu le 29 décembre. Mais ces armements, a-t-il souligné, représentent toujours une menace.

S'agissant des prisonniers, Nabil Elaraby a fait état de la libération par le gouvernement syrien de 3.484 prisonniers. Mais il n'a pas précisé si la Ligue arabe pouvait vérifier qu'ils ont été effectivement remis en liberté.

Il a invité l'opposition et les Syriens à faciliter la mission des observateurs, en leur fournissant les identités de leurs proches ou amis qui seraient prisonniers.