Thaïlande: trois morts dans l'explosion d'une bombe dans le sud

Un attentat à la voiture piégée a fait trois morts et plus de 30 blessés vendredi devant un hôtel thaïlandais.
07 août 2015, 14:00
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
epa04330317 A Thai man removes a scooter near a fire after a car bomb exploded in front of a hotel in Betong district, Yala province, southern Thailand, 25 July 2014. At least two people were killed and 40 civilians wounded in a powerful car bomb attack at Holiday Hill hotel in downtown of Betong, a Thai-Malaysian border city, media reports.  EPA/STR

Trois personnes ont été tuées et plus de trente autres blessées dans l'explosion d'une voiture piégée vendredi devant un hôtel dans l'extrême-sud de la Thaïlande, a annoncé la police. Cette région est secouée depuis dix ans par une insurrection.

"Une voiture piégée a explosé devant l'hôtel Holiday Hill" de Betong, dans la province de Yala, vers 16 heures (11h heure suisse), a précisé le lieutenant-colonel Sophon Saisuree, chef adjoint de la police de cette ville à la frontière malaisienne. Trois personnes sont mortes et 36 ont été blessées, dont trois dans un état critique.

Les images du lieu de l'explosion montraient une épaisse fumée noire au-dessus d'une rue jonchée de débris, où des pompiers tentaient d'éteindre un incendie. Des policiers inspectaient les restes de ce qui semblait être le véhicule piégé, presque entièrement détruit.

Plus de 6100 personnes ont été tuées depuis le début en 2004 de la rébellion séparatiste dans cette région majoritairement musulmane, rattachée à la Malaisie jusqu'au début du 20e siècle. Les insurgés musulmans se rebellent contre ce qu'ils vivent comme une discrimination à l'encontre de la population d'ethnie malaise et de religion musulmane dans un pays essentiellement bouddhiste.

La majorité des victimes de ce conflit complexe, brutal et localisé sont des civils, pris entre l'armée thaïlandaise et une nébuleuse de groupes rebelles mal connue. Des négociations de paix avaient été entamées en 2013 entre des rebelles, qui réclament un certain degré d'autonomie, et les autorités thaïlandaises, sans pour autant faire diminuer les violences.