Tirs nourris dans le secteur ouest de Beyrouth

Le quartier populaire de Tariq al-Jdidé, à Beyrouth, a été le théâtre de tir à l'arme automatique ce lundi matin. Les groupes rivaux se sont défiés pendant plus d'une heure faisant quelques blessés.
06 août 2015, 14:54
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
La situation s'est tendue avec l'assassinat du Général Wissam al Hassan, contre le régime syrien.

Des tirs nourris ont été entendus lundi à l'aube dans un quartier sunnite de Beyrouth, a constaté un journaliste de l'AFP. Quelques heures auparavant s'est déroulé l'enterrement, émaillé de violences, d'un chef de la Sécurité libanaise.

Les tirs impliquant notamment des armes automatiques ont été entendus dans le quartier populaire de Tariq al-Jdidé pendant plus d'une heure. L'armée a empêché les journalistes et les photographes de s'approcher de la zone.
 
La chaîne locale Al-Jadeed, qui a diffusé des images où l'on entend distinctement des tirs nourris, a fait état d'appels d'habitants pour l'évacuation de blessés, sans plus de détails. L'armée et les services de sécurité étaient injoignables dans l'immédiat.
 
Selon la télévision, il s'agit de tirs impliquant des groupes qui se disent partisans du chef de l'opposition, le sunnite Saad Hariri. Ils déclarent se battre contre "des groupes rivaux", sans les nommer.
 
Vives tensions
 
Ces violences interviennent alors que la tension est vive au Liban après l'assassinat du général sunnite Wissam al-Hassan, chef des renseignements de la police et bête noire du régime syrien.
 
Lors de ses obsèques dimanche, des slogans hostiles au pouvoir de Damas et à son allié libanais, le Hezbollah chiite, ont été scandés par les milliers de personnes qui ont participé aux funérailles.
 
Celles-ci ont tourné en une manifestation violente contre le Premier ministre Najib Mikati, appelé à démissionner. L'opposition l'accuse de "couvrir" cet assassinat, perpétré vendredi dans un attentat à la voiture piégée.
 
L'opposition hostile au régime de Bachar al-Assad accuse Damas d'avoir commandité le meurtre du général pour avoir démasqué en août dernier un plan visant à semer le chaos au Liban à travers des attentats dans le pays, sous l'instigation des renseignements syriens.
 
Le Hezbollah, qui occupe une place prépondérante, soutient le régime de Damas engagé dans un conflit armé sanglant contre la rébellion.