Trente ans de prison pour le patron des JO de Rio

Reconnu coupable notamment de corruption, organisation criminelle et blanchiment, l’ex-président du comité organisateur des Jeux de Rio, qui aurait acheté des voix pour l’attribution des JO au Brésil, a écopé ce vendredi d’une lourde peine de prison.
26 nov. 2021, 15:42
/ Màj. le 26 nov. 2021 à 15:42
L'ex-président du Comité Olympique brésilien Carlos Nuzman aurait acheté des voix pour l'attribution des JO 2016 à Rio de Janeiro.

L’ex-président du Comité Olympique brésilien, Carlos Nuzman, a été condamné vendredi à 30 ans et 11 mois de prison pour son rôle dans l’achat présumé de voix pour l’attribution des JO 2016 à Rio de Janeiro.

Nuzman, 79 ans, qui était aussi président du comité organisateur des Jeux de Rio, a été reconnu coupable de «corruption, organisation criminelle, blanchiment et évasion de devises», selon la sentence du juge Marcelo Bretas, à laquelle l’AFP a eu accès vendredi.

Jugement en appel

L’ancien patron de l’olympisme brésilien (1995-2017) pourra rester en liberté en attendant le jugement en appel.

«Nuzman est un des principaux responsables de l’organisation du réseau criminel, au vu de sa position au Comité Olympique brésilien et face aux autorités internationales», a estimé le juge Bretas.

Ce magistrat a aussi condamné à des peines de réclusion l’ex-gouverneur de Rio Sergio Cabral, sous les verrous depuis novembre 2017 pour de nombreuses affaires de corruption, et Leonardo Gryner, ancien bras droit de Nuzman.

2 millions de dollars pour 6 voix

Dans sa sentence, il assure que Nuzman et Gryner ont servi d’intermédiaires pour le versement d’environ deux millions de dollars à Lamine Diack, ex-président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) et son fils Papa Massata Diack.

Cette somme aurait été versée en échange de six voix pour Rio lors du vote du Comité Olympique International (CIO) pour l’attribution des JO-2016.

La ville brésilienne a été choisie au détriment de Madrid, Chicago et Tokyo, en 2009, à Copenhague.