Turquie: en prison, il tue sa femme dans une cellule "conjugale"

Condamné à quinze ans de réclusion pour avoir tué un membre de sa famille, un homme a tué son épouse qui lui rendait visite en prison à Sivas en Turquie.
07 août 2015, 15:13
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
** ARCHIV ** Ein Schluessel dreht sich am 10. Januar 2008, im Schloss  in Schleswig.  Mieter sollten auf der Herausgabe ausnahmslos aller Schluessel fuer die Wohnung bestehen. Das raet der Deutsche Mieterbund. Viele Vermieter, Hausverwalter oder Hausmeister besaessen einen Zweitschluessel fuer Mietwohnungen, ohne dass die Mieter davon wuessten, kritisierte Mieterbund-Sprecher Ulrich Ropertz im Nachrichtenmagazin "Focus", veroeffentlicht am Sonntag, 31. Aug. 2008.    (AP Photo/Heribert Proepper)  ---  A key is turned in the lock of a cell door in the juvenile prison in Schleswig, northern Germany, on Jan. 10, 2008. (AP Photo/Heribert Proepper)

Un Turc purgeant une peine de réclusion pour meurtre a tué son épouse qui lui rendait visite dans sa prison de Sivas (centre). Pour une raison encore inconnue, il lui a coupé la gorge avec un couteau fourni avec un panier de fruits, a rapporté vendredi l'agence Dogan.

Condamné à quinze ans de prison pour avoir tué un membre de sa famille, Metin Avci, 33 ans, a égorgé sa femme Leyla, profitant d'une rencontre dans une cellule "conjugale". Il a ensuite tenté de se suicider en se tailladant les veines. Ses gardiens l'ont découvert inanimé et l'on conduit à l'hôpital, où il a survécu à ses blessures.

Dans le cadre d'une réforme des prisons, la Turquie a mis en place en 2013 des cellules conjugales, baptisées "chambres roses". Les détenus peuvent passer, sur feu vert de l'administration pénitentiaire, jusqu'à 24 heures d'intimité avec leurs conjoints.

Les violences conjugales sont endémiques en Turquie, où près de 300 femmes ont été tuées l'an dernier. L'ONG "Stop à la violence contre les femmes" a dénoncé le crime commis dans la prison de Sivas. Elle a exigé du gouvernement islamo-conservateur que les meurtriers de femmes soient désormais punis automatiquement de prison à vie.