UMP: Jean-François Copé élu avec 98 voix d'écart sur Fillon!

Jean-François Copé a été élu président de l'UMP avec 98 voix d'écart sur son adversaire François Fillon. Le secrétaire général de l'UMP recueille 50,03% des suffrages (87'388 voix) contre 87'290 voix à l'ex-Premier ministre français.
06 août 2015, 15:09
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
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Les partisans de Jean-François Copé et de François Fillon continuaient à revendiquer chacun la victoire lundi, au lendemain du scrutin organisé pour la présidence de l'UMP (droite). Une situation qui menace le principal parti d'opposition français d'implosion. Après 22 h 30, la Cocoe (commission interne annonçait la victoire de Jean-François Copé pour 98 voix (50,03% des 180 000 votants).

"Arrêtez les invectives", a lancé l'ex-ministre des Affaires étrangères et fondateur de l'UMP, Alain Juppé, au secrétaire général du parti Jean-François Copé et à l'ancien premier ministre François Fillon. Il a dénoncé une situation "lamentable" et le risque d' "éclatement" de la formation politique, orpheline de l'ex prési dent Nicolas Sarkozy.

"Le mouvement sort divisé et donc affaibli de cette confrontation intempestive. Tout au long de la campagne, il s'est moins agi de l'avenir de l'UMP que de celui de deux protagonistes obsédés par l'échéance présidentielle de 2017", a critiqué Alain Juppé, qui ne s'était prononcé ni pour l'un ni pour l'autre.

Jean-François Copé et François Fillon se considéraient, hier, tous deux vainqueurs du scrutin. Jusqu'à 22 h 30.

"Département par département, les résultats que nous avons annoncés hier soir semblent se confirmer, en tout cas il n'y a pas de contentieux sur un grand nombre de départements que nous avons examinés", a déclaré à la presse l'ancien ministre Christian Estrosi, soutien de François Fillon.

"A l'heure qu'il est, pour nous, représentants de Jean-François Copé, l'avance que nous avons signalée hier n'est pas altérée, elle s'est même légèrement accrue", a de son côté affirmé Roger Karoutchi, directeur de campagne de Jean-François Copé.

Comme le PS...

Hasard des dates et des circonstances, la situation actuelle de l'UMP rappelle celle du Parti socialiste il y a quatre ans jour pour jour, quand les responsables s'accusaient de fraudes pour succéder à François Hollande à la tête de la formation alors dans l'opposition.

La bataille avait vu la victoire controversée de Martine Aubry sur Ségolène Royal.