Un attentat-suicide fait au moins 61 morts et 207 blessés pendant une manifestation à Kaboul

Alors qu'une manifestation se déroulait à Kaboul samedi matin, des kamikazes ont actionné leurs explosifs et fait moins 61 morts et 207 blessés. L'attentat a été revendiqué par l'Etat islamique.
23 juil. 2016, 13:05
/ Màj. le 23 juil. 2016 à 15:43
L'explosion a été revendiquée par l'Etat islamique.

Au moins 61 personnes ont été tuées et 207 blessées samedi dans un attentat-suicide contre une manifestation pacifique à Kaboul, selon un nouveau bilan du ministère afghan de la Santé. L'attaque a été revendiquée par le groupe Etat islamique (EI).

Plusieurs milliers de membres de la minorité chiite Hazara défilaient dans les rues de la capitale afghane quand plusieurs explosions ont retenti. Ils protestaient contre la discrimination dont ils s'estiment victimes.

"Malheureusement, le nombre a augmenté à 61 morts et celui des blessés atteint 207" a indiqué le porte-parole du ministère, Mohammad Ismail Kawousi. Le précédent bilan faisait état d'une trentaine de tués.

Sur des images tournées après les explosions, on peut voir de nombreux corps étendus sur le sol, près du lieu où manifestaient les membres de la communauté Hazara. Selon M. Kawousi, les morts et les blessés ont été transportés dans les hôpitaux à proximité.

Deux kamikazes

"Des terroristes se sont mêlés aux manifestants et ont alors déclenché les explosions qui ont tué un certain nombre de nos concitoyens, parmi lesquels des membres des services de sécurité et de défense", a déclaré dans un communiqué le président afghan Ashraf Ghani.

Via son agence de communication Amaq, l'organisation djihadiste Etat islamique a revendiqué cette attaque, commise selon elle par deux de ses membres équipés de ceintures explosives.

Province la moins développée

Plusieurs milliers de manifestants issus pour l'essentiel de la communauté hazara chiite dans l'Afghanistan majoritairement sunnite avaient défilé depuis le matin dans le calme. Ils protestaient contre un projet de ligne à haute tension qui délaisse leur territoire, dans la province de Bamiyan (centre).

Pour les dirigeants hazaras, ce tracé est un nouveau signe de discrimination à l'égard de leur communauté et de leur province, la moins développée d'Afghanistan.