Un homme a tenté de s'immoler par le feu place Tiananmen

Un Chinois a tenté de s'immoler par le feu place Tiananmen, au cœur de Pékin, rapportent aujourd'hui les autorités. C'est la première fois depuis dix ans qu'un Chinois tente de se bouter le feu sur cette place qui symbolise le pouvoir politique en Chine.
03 août 2015, 19:19
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
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«Le 21 octobre vers 11h un homme nommé Wang s'est approché de Jinshuiqiao (les ponts en marbre qui mènent à la Cité interdite, sur la bordure nord de la place Tiananmen, NDLR), et a soudain mis le feu à ses vêtements. Les policiers sur place ont éteint les flammes en quelques dizaines de secondes», a indiqué dans un communiqué le bureau municipal de maintien de l'ordre.

Cette immolation, censurée sur l'internet, est un geste «apolitique», a précisé le «Global Times», le seul journal à en faire état. Le quotidien a ajouté que le protestataire, âgé de 42 ans et originaire de la province du Hubei (centre), était mécontent d'une décision judiciaire concernant un litige civil.

Après quatre semaines de black-out, il est probable que les autorités ont été forcées de distiller cette information sensible, car une photo prise par un touriste a été publiée par le quotidien britannique «Daily Telegraph».

Après avoir été hospitalisé, M. Wang a récupéré et se trouve en bonne santé, assure le «Global Times».

Des milliers de personnes ont trouvé la mort dans l'écrasement du mouvement prodémocratique de 1989 aux abords de Tiananmen, lorsque le Parti communiste a envoyé les chars de l'armée mettre fin à sept semaines de manifestations qualifiées par le régime de «révolte contre-révolutionnaire».

D'importantes forces de sécurité sont depuis en permanence stationnées sur cette immense esplanade où se trouvent également l'entrée de la Cité interdite, le Mausolée de Mao et le Palais du peuple.

Le 23 janvier 2001, la place Tiananmen avait été le théâtre d'une  immolation collective de personnes présentées comme des adeptes du mouvement spirituel Falungong. La direction du Falungong avait accusé Pékin d'avoir organisé une mise en scène pour discréditer le  mouvement. /ats-afp