Un mari jaloux viole et enterre vivante son épouse

Un homme a tué sa femme qu'il soupçonnait d'infidélité au Nicaragua non sans avoir abusé d'elle au préalable.
07 août 2015, 10:57
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39

Un Nicaraguayen âgé de 19 ans a été arrêté après avoir violé et frappé son épouse de 16 ans à coups de bâtons avant de l'enterrer vivante, car il la soupçonnait d'infidélité, a rapporté la police du département de Matagalpa, dans le centre du pays. La jeune femme est décédée.

"Je l'ai tuée car elle allait avec un autre (homme) Je lui ai donné un coup de bâton sur la nuque, je lui ai attaché les mains, je l'ai bâillonnée pour l'empêcher de crier. Je l'ai traînée, j'ai creusé un trou et après je l'ai enterrée, elle était encore vivante", a avoué aux enquêteurs le jeune homme, Omar Arauz, dont les propos ont été rapportés par la police.
 
Selon les premiers éléments de l'enquête, le suspect a également violé son épouse après l'avoir bâillonnée. Peu après l'avoir enterrée, il a indiqué à la mère de la victime que cette dernière était partie en voyage.
 
Le corps a été découvert samedi par des paysans de Santa Maria de Ostuma, qui ont immédiatement prévenu les policiers, selon la presse locale. Rapidement interpellé, le jeune homme a aussitôt avoué son crime, survenu le 26 janvier, et expliqué qu'il avait vu rouge après avoir aperçu son épouse à bord d'un véhicule aux côtés d'un autre homme.
 
"Féminicide"
 
Selon l'ONG Réseau des femmes contre la violence, plus de 600 femmes ont été tuées ces six dernières années au Nicaragua dans des violences domestiques.
 
Depuis juin 2012, une nouvelle loi punit les auteurs de "féminicide" de 20 à 30 ans de prison (peine maximum au Nicaragua). Le texte définit le "féminicide" comme "l'expression maximum de la violence de genre commise par des personnes qui sont ou ont été liées à la femme par le sang, le mariage ou les conjoints et ex-conjoints, partenaires et ex-partenaires", entre autres.
 
Le Chili, le Costa Rica, la Colombie, le Salvador, le Guatemala, le Mexique, la Bolivie, le Pérou et plus récemment l'Argentine (mi-2012) ont également créé cette classe de crimes ces dernières années.