Un nombre "dérisoire" de réfugiés sont accueillis dans les pays riches

Amnesty International déplore que seul un nombre "dérisoire" de réfugiés syriens soit accueilli dans les pays riches. L'Union européenne ne s'est engagé à réinstaller pas plus de 0,17% des réfugiés venant des 5 pays voisins de la Syrie.
07 août 2015, 14:31
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Des réfugiés kurdes syriens de la région de Kobani dans un camp de Suruc, près de la frontière turque.

Les pays riches n'ont accueilli qu'un nombre "dérisoire" de réfugiés syriens déplacés par la guerre, dénonce vendredi Amnesty International. Ils laissent la lourde charge aux pays voisins de la Syrie, qui manquent de moyens, s'insurge l'ONG.

L'organisation de défense des droits de l'homme se dit "choquée" par le refus des pays riches d'accueillir plus de réfugiés. "Près de 3,8 millions de réfugiés de Syrie sont accueillis principalement par cinq pays de la région: la Turquie, le Liban, la Jordanie, l'Irak et l'Egypte", souligne Amnesty.

"Seul 1,7% de ce total a pu bénéficier d'un asile dans le reste du monde". Relevant ce qu'elle estime comme étant "des nombres dérisoires de places de réinstallation offertes par la communauté internationale", l'ONG souligne que les Etats du golfe Persique, la Russie et la Chine n'ont proposé aucune place de réinstallation.

A l'exception de l'Allemagne, l'ensemble de l'Union européenne ne s'est engagé à réinstaller pas plus de 0,17% des réfugiés se trouvant dans les cinq pays d'accueil voisins de la Syrie. "Ce déséquilibre (...) est vraiment choquant", dénonce Sherif Elsayed-Ali, le chef de la section des réfugiés et des migrants au sein d'Amnesty.