Une vingtaine de morts dans une fusillade en Tchétchénie

Une fusillade a fait une vingtaine de morts jeudi à Grozny, capitale de la Tchétchénie. Des hommes armés se réclamant de l'Emirat du Caucase et des policiers font partie des victimes.
07 août 2015, 14:31
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
A publishing house building is seen in flames in the center of Grozny, Russia, early Thursday, Dec. 4, 2014. A gun battle broke out after midnight Thursday in the capital of Russia?s North Caucasus republic of Chechnya, puncturing the patina of stability ensured by years of heavy-handed rule by a Kremlin-appointed leader. Security officials and the leader of Chechnya said gunmen traveling in several cars killed at least three traffic police officers at a checkpoint late at night in the capital of the republic, Grozny. The Moscow-based National Anti-Terrorist Committee said in a statement that after the attack on the traffic police, gunmen occupied the publishing house. It said security services, police and emergency services personnel surrounded the building. (AP Photo/Musa Sadulayev)

Au moins une dizaine de policiers ont été tués jeudi dans une fusillade survenue à Grozny, la capitale de la république de Tchétchénie (dans le sud de la Russie), ont déclaré les autorités russes. Une dizaine d'assaillants se réclamant de l'Emirat du Caucase ont également perdu la vie lors de l'assaut d'une école et d'un centre de médias locaux.

Les affrontements ont causé la mort de dix membres des forces de sécurité et en ont blessé 28 autres, ont précisé les autorités russes, qui ont annoncé la fin de "l'opération anti-terroriste".

Neuf insurgés tchétchènes ont aussi été tués lors des combats, a indiqué plus tôt le président tchétchène Ramzan Kadyrov. Aucune indication n'a été donnée sur le nombre total des rebelles qui ont participé à l'attaque.

Dans une école

Selon le Comité national anti-terrorisme, l'attaque a été lancée à partir d'un rond-point par un groupe de rebelles dans le centre de Grozny, qui a ensuite poursuivi les combats contre les forces de l'ordre dans une école et dans un immeuble en flammes abritant des médias locaux.

Il n'était pas encore possible de définir si les rebelles ont visé ces bâtiments ou s'ils ont été obligés de s'y retrancher, et si l'attaque impliquait des groupes agissant de manière concertée.

Les assaillants se sont réclamés du principal mouvement islamiste de l'Emirat du Caucase, affirmant agir sous les ordres de son nouveau dirigeant, le cheikh Ali Abou Mouhammad.