"Vatileaks": la justice étend son enquête aux journalistes italiens

Serait-ce la curie au Vatican? Détournements de fonds, des cardinaux qui mèneraient un train de vie trop luxueux... La justice du Vatican a étendu son enquête sur les fuites du Saint-Siège "Vatileaks" à deux journalistes auteurs de révélations embarrassantes ces derniers jours.
12 nov. 2015, 08:06
/ Màj. le 12 nov. 2015 à 08:13
Des livres qui révèlent les mauvaises manières de certains hommes de pouvoir au Vatican.

La justice du Saint-Siège a étendu mercredi son enquête dans le nouveau "Vatileaks" à deux journalistes italiens pour "divulgation de documents confidentiels", et examinait d'autres complicités dans ces fuites. Le pape François entend poursuivre ses réformes.

Le parquet du Vatican a aussi annoncé avoir ouvert une autre enquête après la divulgation d'un document secret concernant l'Administration du patrimoine du Saint-Siège (APSA), qu'un banquier aurait cherché à utiliser pour des opérations de blanchiment.

Les deux journalistes italiens placés sous enquête par le parquet du Saint-Siège avaient publié la semaine dernière deux livres faisant état de gabegies et de détournements de fonds au Vatican.

"Avarice" et "Chemin de croix"

Ces ouvrages, "Avarizia" de Fittipaldi, et "Chemin de croix" de Nuzzi, ont jeté une lumière peu glorieuse sur le train de vie luxueux de certains cardinaux.

Tout a commencé il y a dix jours, quand un prélat espagnol proche de l'Opus Dei et une consultante italienne ont été arrêtés pour avoir été à l'origine de la fuite de documents confidentiels.

Ces documents avaient été recueillis par une commission d'experts, la COSEA, dont ils faisaient partie, chargée en 2013 de faire des propositions de réformes des finances vaticanes au pape.

Gianluigi Nuzzi en interview sur la 7 en Italie. 

 

L'interview d'Emiliano Fittipaldi à la télévision web de "La Repubblica", sous enquête comme Nozzi.