Vers une réforme de l'Agence mondiale antidopage

La réforme de la lutte antidopage pourrait mettre en place un système pour protéger les lanceurs d'alerte.
20 nov. 2016, 23:02
/ Màj. le 20 nov. 2016 à 23:04
Toutes les sélections nationales ne sont pas à égalité face au dopage.

L'Agence mondiale antidopage (AMA) a fait un premier pas vers une réforme de la lutte antidopage en ratifiant le principe de sanctions systématiques et graduelles contre les pays en non-conformité avec le Code mondial antidopage, lors de la réunion de son Conseil de fondation à Glasgow. Le Conseil de fondation a par ailleurs entériné la mise en place à partir de janvier 2017 d'un programme destiné à protéger et aider financièrement les lanceurs d'alerte.

Si le principe de sanctions graduelles appliquées par l'AMA a été accepté, il faudra maintenant le traduire en termes réglementaires, ce qui pourrait prendre plusieurs années, selon le directeur de l'AMA Olivier Niggli. "C'est un immense pas dans la bonne direction", a estimé le président de l'AMA Craig Reedie, réélu pour un deuxième mandat de trois ans dimanche. Le dirigeant écossais s'est félicité que le cadre des réformes ait reçu "le fort soutien des athlètes et du mouvement olympique".

D'autant que l'AMA a été sévèrement critiquée récemment. La semaine dernière, l'Association des comités nationaux olympiques (ACNO) avait notamment regretté le moment choisi par l'AMA pour révéler des informations "déstabilisantes pour l'ensemble du mouvement sportif", faisant référence à la suspension du laboratoire de Doha la veille de la réunion de l'ACNO dans la capitale qatarie et à la publication de la première partie du rapport McLaren révélant le scandale de dopage d'Etat russe juste avant les JO de Rio.