Viande de cheval: Hollande veut des sanctions

Suite au scandale de la viande de cheval dans des plats cuisinés en Europe le président français souhaite des sanctions.
07 août 2015, 10:59
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
epa03575068 A picture made available on 09 February 2013 showing French Findus Lasagnes Bolognaise packets, in Mulhouse, France, 08 February 2013. The French food company Findus one of a group of companies involved in the investigation how horse meat came to be present in some of the beef products. Comigel, based in the north-eastern town of Metz, supplies tens of thousands of tonnes of frozen meals to around 15 countries. It was the manufacturer of the Findus frozen lasagnes, some of which contained up to 100 per cent horse meat. Reports state that The French subsidiary of ready meal maker Findus said 09 February 2013 it planned to take legal action after being 'deceived' over the use of horse meat in its lasagne dishes.  EPA/JEAN FRANCOIS FREY FRANCE OUT

Le président français François Hollande a réclamé lundi "des sanctions" après la découverte de viande de cheval dans des préparations au boeuf distribuées dans plusieurs pays européens. Le Premier ministre roumain Victor Ponta a lui affirmé qu'"aucune irrégularité n'avait été commise sur le territoire roumain".

François Hollande a souligné le "double devoir de transparence et de responsabilité" de l'Etat. "Des enquêtes vont être diligentées dans un délai très court et mercredi nous en saurons encore davantage", a déclaré le président.
 
"Il y a eu des manquements visiblement, des profits, des comportements inadmissibles, des sanctions devront être prononcées: sanctions administratives, sanctions pénales si le dossier le justifie", a-t-il poursuivi.
 
Acheter français
 
François Hollande a ajouté que la traçabilité demeurait "une exigence pour l'Europe et pour la France". Face à une affaire qui a provoqué l'émoi dans toute l'Europe, le chef de l'Etat a invité les consommateurs à acheter français.
 
Il a jugé important que cette affaire ne ternisse pas l'image des éleveurs français.
 
"Ce n'est pas parce qu'il a des comportements qui ne sont pas acceptables, tolérables, qui traduisent des recherches de profit dans la chaîne alimentaire que nous devons jeter le discrédit sur toute l'industrie agroalimentaire française, qui est de grande qualité, et encore moins sur les éleveurs (...) qui ne sont pour rien dans ces manipulations", a-t-il souligné.
 
Pas d'irrégularité en Roumanie
 
Le Premier ministre roumain Victor Ponta a lui affirmé qu'"aucune irrégularité n'avait été commise par une société roumaine ou sur le territoire roumain" dans le scandale des lasagnes à base de cheval.
 
"Nous avons fait des vérifications (...) il n'existe aucune violation des règles et des standards européens", de la part de deux abattoirs roumains soupçonnés dans cette affaire, a-t-il déclaré.