Vingt six policiers blessés après une nuit d'émeutes à Belfast

A Belfast, la marche qui commémorait les internements sans procès en Irlande du nord a été entachée par des violences. Vingt six policiers ont été blessés.
07 août 2015, 11:39
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Les policiers ont essuyé des coups de briques, de pièces de métal, des pétards et de pintes de bière provenant d'un pub avoisinant.

Vingt-six policiers ont été blessés lors d'une nouvelle nuit de violences vendredi soir à Belfast. Ces heurts se sont produits en marge d'une marche républicaine qui commémorait la date du 9 août 1971 signant le début des internements sans procès en Irlande du Nord.

Cinq policiers ont dû être hospitalisés, a indiqué la police de Belfast, attaquée à coups de briques, de pièces de métal, des pétards et de pintes de bière provenant d'un pub avoisinant. Deux passants ont également été blessés et plusieurs voitures ont été incendiées.

Les violences ont éclaté lorsque plusieurs centaines de protestants ont voulu bloquer le cortège de républicains, marchant contre une des mesures les plus symboliques et décriées du conflit nord-irlandais. La police a utilisé des canons à eau et des armes anti-émeute pour tenter de disperser les manifestants.

Jeudi déjà, huit policiers avaient été blessés et huit personnes, dont l'une brandissant un sabre, interpellées lors d'une manifestation contre les internements sans procès. En juillet aussi, plusieurs nuits de violence avaient agité les rues de Belfast, toujours sur fond de tensions interconfessionnelles.

Violences sporadiques

Traditionnellement des marches protestantes sont organisées tous les ans d'avril à août en Irlande du Nord. Elles culminent avec la parade du 12 juillet, qui marque la victoire en 1690 du roi protestant Guillaume III d'Orange sur son rival catholique Jacques II, et qui donne chaque année lieu à des débordements.

L'Irlande du Nord, une province britannique, a connu 30 ans de violences interconfessionnelles qui ont fait 3500 morts. Les accords de paix signés en 1998 ont conduit au partage du pouvoir entre protestants et catholiques, mais des violences sporadiques se produisent encore.