Violent cyclone sur le Vanuatu: appel à l'aide du président

Le cyclone Pam a frappé samedi le Vanuatu, dans le Pacifique Sud. Les vents ont soufflé jusqu'à 340km/h. Des dizaines de personnes pourraient avoir perdu la vie. Le président de l'archipel a lancé un appel à l'aide internationale.
07 août 2015, 15:11
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
epa04661676 A handout image provided by the Red Cross Australia on 13 March 2015 shows the situation in Tuvalu ahead of Cyclone Pam, 13 March 2015. Tropical Cyclone Pam reportedly claimed at least five lives on 14 March in the South Pacific and the toll was feared to climb from one of the strongest such storms on record. The cyclone ripped its way through an area dotted with islands, bringing powerful winds, heavy rain and rough seas. Vanuatu Island appeared to be hardest hit as the cyclone was slowly tracking south-south-east towards New Zealand. (EDS NOTE: Best quality available from source)  EPA/MELANIE UHILA / RED CROSS AUSTRALIA / HANDOUT AUSTRALIA AND NEW ZEALAND OUT HANDOUT EDITORIAL USE ONLY/NO SALES

Le président du Vanuatu a lancé samedi un appel à l'aide internationale après le cyclone qui a frappé son pays. La catastrophe a provoqué d'énormes destructions et pourrait avoir fait des dizaines de morts dans ce pays du Pacifique Sud.

"Chers collègues (...), nous avons tous fait l'expérience d'un désastre à un moment ou un autre. Aujourd'hui, nous en appelons à votre aide", a déclaré Baldwin Lonsdale dans un discours à l'occasion d'une conférence de l'ONU à Sendai, au Japon.

"J'en appelle, au nom du gouvernement et du peuple du Vanuatu, à la communauté mondiale pour nous donner un coup de main en réponse à ces calamités qui nous ont frappés", a-t-il ajouté, s'adressant aux autres chefs d'Etat présents ainsi qu'aux "gouvernements et partenaires pour le développement".

L'ONU dispose d'informations non confirmées selon lesquelles 44 personnes auraient péri dans une seule des provinces du Vanuatu, un archipel pauvre de 270'000 habitants . "Les premières informations indiquent que cette catastrophe naturelle pourrait être l'une des pires dans l'histoire du Pacifique", a de son côté estimé Vivien Maidaborn, directrice exécutive de l'Unicef Nouvelle-Zélande.

Appel à un accord sur le climat

La Secrétaire générale de la Francophonie, Michaelle Jean, a pour sa exprimé sa solidarité avec la population de Vanuatu. Elle a rappelé que "cette catastrophe souligne une nouvelle fois le danger que font courir à la planète les phénomènes météorologiques extrêmes, aggravés par les dérèglements climatiques".

"Cette catastrophe nous rappelle la nécessaire mobilisation de toute la Communauté internationale afin de trouver un accord ambitieux à l’occasion de la Conférence de Paris" sur le climat, prévue en décembre, a ajouté Mme Jean dans un communiqué.

La diplomate canadienne a insisté insiste sur l'extrême vulnérabilité des Etats insulaires du Pacifique, mais aussi de l'Océan Indien et des Caraïbes. Elle demande des décisions fermes au niveau mondial pour parvenir à une stabilisation et à une inversion des causes de ces phénomènes.