WikiLeaks: Julian Assange est autorisé à rester à l'ambassade d'Equateur, à Londres

Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks est autorisé à rester dans l'ambassade d'Equateur, à Londres selon le nouveau président équatorien. Il était menacé d'arrestation par la police britannique suite à une plainte pour viol déposée en Suède.
30 mai 2017, 06:59
/ Màj. le 30 mai 2017 à 07:00
Toutefois, s'il quitte l'ambassade, la police britannique l'arrêtera pour avoir contrevenu à sa liberté conditionnelle.

L'Equateur va continuer à offrir l'asile dans son ambassade de Londres à Julian Assange, a déclaré lundi le nouveau président équatorien Lenin Moreno. Il a qualifié le fondateur de WikiLeaks de "hacker".

"C'est quelque chose que nous rejetons et que, personnellement, je rejette. Mais je respecte la situation dans laquelle il se trouve", a déclaré le successeur de Rafael Correa qui avait accordé l'asile à l'Australien.,

Il y a une semaine, la Suède a décidé de classer sans suite la plainte pour viol déposée contre Julian Assange, réfugié depuis juin 2012 à l'ambassade équatorienne de Londres pour échapper à un mandat d'arrêt européen.

 

 

Pas de sauf-conduit britannique

La police britannique a toutefois souligné qu'elle arrêterait M. Assange s'il quittait l'ambassade, pour avoir contrevenu en 2012 à sa liberté conditionnelle lorsqu'il s'y était réfugié, délit puni d'un an de prison.

"Il semble que le gouvernement britannique n'accordera pas de sauf-conduit à M. Assange qui peut cependant continuer à résider à l'ambassade" d'Equateur, a souligné le président socialiste.

M. Moreno avait indiqué peu après son investiture que son pays "fera en sorte" que la Grande-Bretagne "permette le transfert de M. Assange en Equateur ou vers le pays dans lequel il désire résider".

Le fondateur de WikiLeaks, qui a toujours rejeté l'accusation de viol pour lequel il était poursuivi en Suède, craint d'être extradé vers les Etats-Unis où il risque une lourde condamnation pour la publication de documents confidentiels militaires et diplomatiques.

Washington n'a ni confirmé ni infirmé avoir engagé des poursuites judiciaires contre Julian Assange.