Aide au suicide: une épreuve pour les familles

Accompagner un proche qui souhaite recourir à l'assistance au suicide représente une lourde charge psychologique.
06 août 2015, 14:45
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
medic_suicide

Un parent sur quatre présente un syndrome de stress post-traumatique (SSPT) ou une dépression suite à la demande de l'aide au suicide d'un proche, selon une étude de l'Université de Zurich.

Les chercheurs ont interrogé 85 membres de la famille ou amis ayant accompagné des proches qui ont mis fin à leur jour un à deux ans plus tôt avec l'aide de l'association Exit.
 
Résultats: 20% des sondés souffrent d'un syndrome de stress post-traumatique, 16% d'une dépression et un cinquième de tristesse particulièrement longue et intense.
 
Ces conclusions ont été publiées dans le journal spécialisé "European Psychiatry" dans son édition d'octobre et relayées jeudi par le "Tages-Anzeiger".
 
"Surmonter un décès contre nature d'un proche constitue une forte charge pour les personnes endeuillées et peut conduire à de lourds problèmes psychiques 14 à 24 mois plus tard", écrivent les psychologues.
 
Ceux-ci n'ont, du reste, pas étudié en parallèle des cas de troubles psychiques suite au décès naturel d'un proche.
 
Selon Exit Suisse alémanique, cette recherche n'est pas représentative: elle se base sur un échantillon "purement aléatoire" s'étendant sur une période trop courte et une aire géographique très limitée.
 
Ses résultats ne correspondent pas à ceux d'études semblables émanant de Hollande et des Etats-Unis, souligne l'association dans un communiqué.