Chaque année, la gastro-entérite touche 700 millions de personnes, dont 219'000 mortellement

Les désagréments de la gastro-entérite est connue de tous. Parmi les 700 millions de personnes touchées chaque année, 219'000 personnes succombent à l'infection. Une recherche a mis en avant le coût élevé que génère le virus.
26 avr. 2016, 22:57
/ Màj. le 26 avr. 2016 à 23:01
Le norovirus se transmet aisément et provoque des symptômes gastro-intestinaux sévères dont des nausées, de la diarrhée et des vomissements.

Les norovirus responsables des gastro-entérites, une infection très contagieuse courante, font 219'000 morts par an dans le monde surtout dans les pays les moins développés. Ils représentent un fardeau de 64 milliards de dollars, estime une étude publiée mardi.

"On entend surtout parler de ces virus quand il y a des flambées de gastro-entérites sur des bateaux de croisière ou liées à un restaurant mais ces agents infectieux sont partout... et personne n'est immunisé", explique la Dr Sarah Bartsch, de la faculté de médecine Johns Hopkins à Baltimore, principal auteur de cette étude parue dans la revue américaine Plos One.

Les norovirus rendent malades près de 700 millions de personnes dans le monde chaque année. Ceci entraîne 4,2 milliards de dollars environ de coûts en soins médicaux et 60,3 milliards en perte de productivité chaque année, ont déterminé ces chercheurs qui ont pour la première fois chiffré le fardeau économique de cette infection.

Selon eux, leurs travaux montrent qu'il faudrait davantage mobiliser l'attention des autorités et éduquer le public pour pouvoir mieux la combattre.

"Les coûts liés au norovirus sont élevés, plus élevés que pour de nombreuses maladies, dont celles provoquées par les rotavirus, qui ont attiré beaucoup plus d'attention", relève le Dr Bruce Lee, professeur adjoint à la faculté de médecine de l'Université Johns Hopkins, co-auteur de l'étude.

"Nos recherches présentent un argument économique pour accorder une plus grande attention aux infections à norovirus qui ont été ignorées trop longtemps", explique-t-il.