Condensé des avancées scientifiques helvétiques en 2012

Les chercheurs se sont illustrés en 2012. Le savoir scientifique s'est enrichi de trouvailles parfois étonnantes émanant des Ecoles polytechniques fédérales de Lausanne ou de Zurich (EFPZ et EPFL). En voici un aperçu.
31 déc. 2012, 08:28
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Les chercheurs suisses n'ont pas chômé en 2012.

De l'électronique intégrée à des vêtements, voire des écrans d'ordinateurs enroulables pourraient devenir réalité grâce à un nouveau matériau développé à l'EPFZ. Combinant des couches dures et souples, il est extensible jusqu'à quatre fois et demi sa longueur. Il pourrait aussi être utilisé pour des implants dentaires.

Des chercheurs de l'EPFL ont découvert comment modifier presque à volonté les propriétés d'un gel. Pouvoir modifier à sa guise les propriétés absorbantes, la souplesse ou la transparence d'un gel va intéresser nombre d'industriels. Cela promet une grande quantité d'applications: lentilles de contact, capteurs, encres, électrodes médicales ou implants mammaires par exemple.
 
Exploration spatiale
 
Les petits satellites devraient gagner en mobilité autour de la Terre grâce à un moteur ionique ultra-compact. Un prototype de ce système de propulsion est sorti des laboratoires de l'EPFL. Au lieu d'un carburant combustible, le moteur MicroThrust fonctionne grâce à un composé chimique constitué de molécules chargées électriquement (ions). Ce projet vise aussi à faire baisser les coûts de l'exploration spatiale.
 
Des chercheurs de l'EPFL ont aussi créé une nouvelle génération de puces informatiques, construites en trois dimensions. Cette découverte permettra de rendre ordinateurs et téléphones plus rapides et efficaces. Les puces actuelles sont construites en deux dimensions.
 
Cellules solaires
 
L'Institut de microtechnique de l'EPFL a dévoilé des cellules photovoltaïques "hybrides" de meilleur rendement sur des plaquettes de silicium standard. Cela va contribuer à faire baisser le coût des installations. A moyen terme, investir 2000 francs en capteurs photovoltaïques pourrait largement suffire à fournir l'électricité nécessaire à la consommation d'un ménage de quatre personnes.
 
Rejeté dans les eaux, le mercure s'accumule dans l'organisme des poissons et finit parfois dans notre assiette. Des chercheurs lausannois et américains ont imaginé un système de détection simple et très précis de ce polluant: un velcro nanométrique. En clair, une languette de verre est recouverte de nanoparticules "poilues" qui accrochent les métaux lourds dangereux, comme le mercure ou le cadmium.
 
Cellules cancéreuses
 
Les cellules cancéreuses sont programmées pour se diviser à l'infini sans jamais mourir. Des scientifiques de l'EPFL ont fait la lumière sur un élément de ce mécanisme essentiel à la formation de la plupart des tumeurs. Les cellules saines, elles, sont programmées pour mourir après un certain nombre de divisions.
 
Des chercheurs de l'EPFL mettent au point une méthode "prometteuse" contre des maladies auto-immunes comme le diabète de type 1 ou la sclérose en plaque. Ils ont ainsi fait disparaître les symptômes de la maladie en rééduquant les globules blancs.
 
Une molécule présente dans le lait et peut-être la bière, la nicotinamide riboside, prévient la prise de poids, le diabète et améliore la performance musculaire. C'est le constat d'une étude de l'EPFL et du Weill Cornell Medical College de New York sur des souris.
 
Rats de laboratoire
 
Un des points forts de l'année a été sans conteste la publication de scientifiques de l'EPFL et de l'Université de Zurich annonçant qu'ils avaient réussi à rendre à des rats paralysés la capacité du mouvement volontaire. Des essais sur l'homme devraient commencer d'ici un à deux ans à Zurich, selon ces travaux publiés dans "Science".
 
Enfin, un patch cardiaque de cellules souches embryonnaires a donné des résultats prometteurs sur des rats ayant subi un infarctus. Ces travaux ont été menés par des chercheurs de l'EPFL et de l'UNIGE.