Des chercheurs genevois tentent de cerner l'origine du noma

Une équipe de l'Université de Genève et des Hôpitaux universitaires de Genève est parvenue à mieux comprendre le noma.
06 août 2015, 09:04
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
hug

Une équipe de l'Université de Genève et des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) est parvenue à mieux comprendre le noma. Le point de départ de cette maladie qui défigure voire tue les enfants qui en sont atteints est une gingivite particulièrement violente.

Malgré le fait que le noma existe depuis des siècles, sa cause reste à ce jour inexpliquée, a rappelé vendredi l'Université de Genève. Certaines théories évoquent la présence du virus comme facteur pouvant préparer le terrain à des bactéries particulièrement agressives.

L'équipe de chercheurs genevois a comparé des enfants malades à des enfants sains d'un même village africain et au même moment pour voir si des bactéries particulières étaient présentes chez les enfants malades ou si ceux-ci avaient une hygiène de vie moins bonne ou des facteurs de risque différents de leurs camarades.

Pas de virus en cause

Au final, note l'Université de Genève, "ces travaux nient l'implication de tout virus dans les premières phases de la maladie et ne retrouvent pas la bactérie évoquée par de précédentes études". Pour les chercheurs, il semble aussi "invraisemblable" qu'un seul agent bactérien soit à l'origine du noma.

L'étude a en revanche démontré que le point de départ de la maladie était une gingivite particulièrement agressive. Reste maintenant à déterminer pourquoi cette gingivite se déclenche chez certains enfants. Les scientifiques genevois planchent sur des hypothèses comme la malnutrition maternelle ou les grossesses rapprochées.

Les travaux de l'équipe de l'Université de Genève effectués dans le cadre du programme GESNOMA sont d'une importance fondamentale pour pouvoir mettre en place des actions de sensibilisation et de prévention des populations concernées par la maladie qui touche essentiellement le continent africain.