Des chercheurs zurichois créent un ordinateur cellulaire

Des chercheurs de l'EPFZ ont mis en place dans une cellule humaine un réseau de gènes capable de réaliser des opérations simples et logiques.
06 août 2015, 09:55
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Des chercheurs de l'EPFZ ont mis en place dans une cellule humaine un réseau de gènes capable de réaliser des opérations simples et logiques. A l'avenir, ces mini-ordinateurs cellulaires pourraient surveiller le bon fonctionnement du corps humain.

Des chercheurs de l'EPFZ ont mis en place dans une cellule humaine un réseau de gènes capable de réaliser des opérations simples et logiques. A l'avenir, ces mini-ordinateurs cellulaires pourraient surveiller le bon fonctionnement du corps humain.

Les spécialistes du département "Biosystèmes" de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), basés à Bâle, ont construit une cellule qui peut calculer comme un ordinateur, a indiqué l'EPFZ lundi dans un communiqué.

L'équipe de Martin Fussenegger a utilisé des briques génétiques synthétiques pour créer un réseau complexe: la phlorétine, molécule issue du pommier, et l'antibiotique érythromycine constituent des signaux d'entrée qui actionnent un commutateur.

Calcul booléen

Lorsque ces molécules touchent un commutateur déterminé, elles provoquent la création d'une protéine lumineuse. Selon les combinaisons, la lumière correspond à un des élément du calcul de base booléen, comme AND ou NOT.

"Nous avons développé la première véritable calculatrice cellulaire", a indiqué Martin Fussenegger, cité dans le communiqué. Jusqu'à présent, un tel montage n'avait été réalisé qu'avec des cellules de levure ou de bactéries.

Cellules de foetus

Une cellule de mammifère est beaucoup plus complexe. Les scientifiques ont utilisé une lignée de cellules provenant à l'origine de foetus humains.

Les travaux de l'EPFZ sont une nouvelle étape vers une application thérapeutique. Il est envisageable que de tels calculatrices cellulaires puissent un jour être mises au point pour surveiller le métabolisme d'un patient.

Pour les diabétiques, par exemple, la calculatrice pourrait surveiller les substances qui entrent en considération dans la maladie et contrôler la distribution d'insuline. Les scientifiques sont toutefois encore loin du but.