Les implants PIP pas dangereux pour la santé selon une étude

Les implants mammaires PIP, remplis d'un gel de silicone «frelaté», ne présentent pas de risque pour la santé, selon une étude réalisée par des experts du NHS, le service de santé publique britannique. Mais leur taux de rupture est deux fois plus élevé que ceux des autres marques.
06 août 2015, 10:01
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Des risques de rupture de ces prothèses et des risques inflammatoires ont été établis avec les implants mammaires PIP.

D'après cette étude, ces implants ont 15 à 30% de chance de se  déchirer après dix ans d'utilisation, alors que ceux des autres  marques présentent un taux de rupture de 10% à 14% sur la même  période. Mais leurs composants ne sont ni toxiques, ni cancérigènes,  assurent ces experts.

«Les multiples tests réalisés (...) ont montré que ces implants  ne sont pas toxiques et ne présentent pas de risques à long terme  pour la santé des femmes», a expliqué le professeur Bruce Keogh, qui  a dirigé cette étude. Ces implants sont toutefois «d'une qualité  inférieure à celle des autres implants» et sont «plus susceptibles  de se rompre».

L'étude réalisée par le NHS a porté sur 240'000 implants de  différentes marques placés sur 130.000 femmes en Angleterre.

Recommandations divergentes

Le gouvernement français avait recommandé en décembre 2011 aux  femmes porteuses de ces prothèses en France de les faire enlever en  raison de ce risque de rupture plus élevé et du pouvoir «irritant»  pour les tissus du gel de silicone non médical utilisé pour les  fabriquer.

Les autorités britanniques n'avaient en revanche pas recommandé  de retrait aux 47.000 femmes porteuses au Royaume-Uni.

Les implants PIP étaient fabriqués en France, mais 84% de la  production étaient exportés, notamment en Amérique latine, en  Espagne et en Grande-Bretagne. Entre 400.000 et 500.000 femmes  seraient porteuses d'implants PIP dans le monde.

En Suisse, Swissmedic estime à 280 le nombre de femmes qui ont  reçu des prothèses de la marque PIP. Les autorités sanitaires n'ont  pas recommandé leur retrait.