A deux jours du départ, Bernard Stamm présente sa "F1 des mers"

Le skipper vaudois a permis à votre quotidien de visiter son bateau. Il livre quelques secrets à quelques heures du départ de la course légendaire.
06 août 2015, 15:03
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Bernard Stamm est détendu et confiant sur son bateau amarré au ponton de Port Olona.

"On a fait du mieux possible." A 48 heures du départ, Bernard Stamm est satisfait de son embarcation. C'est que "Cheminées Poujoulat" est l'un des meilleures bateaux au départ du septième Vendée Globe, dont les trois coups seront donnés samedi à 13h02 aux Sables d'Olonne.

Le Saint-Préyard, qui a dû abandonner lors de ses deux dernières participations au tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, a beaucoup misé sur la fiabilité. "Tout a été vérifié, précise-t-il. Nous avons même utilisé de la fibre optique pour effectuer les contrôles." Le skipper espère enfin rejoindre les Sables d'Olonne après ses problèmes techniques connus en 2000-2001 et en 2008-2009.

"Je n'ai pas attendu de faire de la voile pour me recoudre tout seul"

Stamm présente son bateau comme hyper modulable. Il est vrai que les sept petits compartiments contenant le matériel sont fixés sur un rail. La table à carte est déplaçable, tout comme la couchette. Un poteau qui soutient le pont est rétractable. "Tout a été réfléchi pour que le bateau soit le plus fonctionnel possible", détaille le Vaudois.

Quant à l'aspect sécuritaire, il est également mis en avant. "On a des formations, on est donc très bien préparés à ce niveau-là, lance Stamm, montrant une minerve et une attelle que vient de lui amener l'organisation. Cela ne me fait pas vraiment peur. De toute façon, je n'ai pas attendu de faire de la voile pour me recoudre tout seul. Je l'ai déjà fait en forêt (ndlr: le skipper est bûcheron de métier)."

La nourriture embarquée sur "Cheminées Poujoulat" a été préparée par un nutritionniste et un traiteur haut de gamme suisse, en collaboration avec sa compagne Catherine. Cette dernière a choisi ce que le skipper mangera chaque jour. "Je ne sais pas encore ce que je vais manger, c'est la surprise, raconte-t-il. Ce qui est sûr, c'est que cela a été choisi en fonction de l'endroit où je me trouve."

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