Degenkolb remporte Milan-San Remo

L'Allemand John Degenkolb s'est imposé au sprint sur la Via Roma après les 293 km de Milan-San Remo. Il a devancé Alexander Kristoff et Michael Matthews.
07 août 2015, 15:13
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
John Degenkolb of Germany reacts as he crosses the finish line to win the Milan-San Remo classic in San Remo, Italy, Sunday, March 22, 2015, edging defending champion Alexander Kristoff on a wet and rainy course for the biggest win of his career. Degenkolb burst through the middle in the closing meters to win the 293-kilometer (182-mile) race in 6 hours, 46 minutes, 16 seconds after Kristoff had started his sprint too early. (AP Photo/Luca Zennaro, Ansa)  ITALY OUT

C'est la plus grande victoire de la carrière de Degenkolb (26 ans), qui avait jusqu'ici gagné Paris - Tours en 2013 et Gand - Wevelgem l'an dernier. Il s'est imposé de justesse devant Kristoff, qui n'est donc pas passé loin d'un deuxième succès consécutif.

Degenkolb est le quatrième Allemand à inscrire son nom au palmarès de la "Primavera", après Rudi Altig, Erik Zabel et Gerald Ciolek. "Je n'arrive pas à exprimer ce que je ressens. C'est mon premier succès dans l'un des monuments du cyclisme, je suis plus qu'heureux", a-t-il déclaré. "Le sprint a été mouvementé. J'ai attendu le bon moment pour produire mon effort et passer en tête peu avant la ligne", expliquait-il encore.

Malchanceux en 2014 quand il avait été retardé par une crevaison au pied du Poggio, Degenkolb a pris une belle revanche sur le sort. "J'avais connu l'an dernier la plus grande déception de ma carrière", a reconnu Degenkolb, très ému, à l'arrivée sur la Via Roma. "Aujourd'hui, c'est la plus belle victoire".

Cancellara: "Je me suis laissé enfermer"

Victorieux en 2008 et deuxième en 2011, 2012 et 2014, Fabian Cancellara avait parfaitement tenu le choc dans la Cipressa et dans le Poggio. "A 500 m de la ligne, j'étais vraiment dans une position presque idéale, explique-t-il. Mais je me suis laissé enfermer. Ce fut là ma grande erreur. Dommage. J'avais de bonnes jambes". Le Bernois avoue ne pas pas posséder "l'instinct des grands sprinters". "Savoir trouver la bonne place au moment opportun lors du sprint: ce n'est pas toujours évident", ajoute-t-il.

Par ailleurs, la course a été marquée par plusieurs chutes dans les 35 derniers kilomètres. L'Anglais Geraint Thomas a tenté de partir dans la descente du Poggio, dont le sommet est situé à moins de six kilomètres de l'arrivée, mais le coureur de la Sky a été repris rapidement par un groupe emmené par Philippe Gilbert, qui a chuté au bas de la descente technique et humide.

Van Avermaet a bien essayé de faire la différence avant l'emballage final, mais le sprint était finalement lancé par le tenant du titre Alexander Kristoff, qui se faisait sauter dans les derniers mètres par le coureur de la Giant-Alpecin.

"Luca Paolini a abattu un travail fantastique pour moi, sur le Poggio et ensuite jusqu'à la Via Roma. Il m'a lancé de belle façon et j'ai donné le maximum. Mais je n'ai rien pu contre Degenkolb dans cette arrivée en faux plat. Les 50 derniers mètres m'ont semblé interminables. Je suis sans doute parti d'un peu trop loin", a commenté Kristoff.