Fabian Cancellara remporte Paris-Roubaix pour la troisième fois

Le cycliste suisse Fabian Cancellara s'est imposé dimanche dans la classique Paris-Roubaix. C'est le troisième succès de l'Helvète dans "l'enfer du Nord".
07 août 2015, 11:12
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Fabian Cancellara a dompté Paris-Roubaix pour la troisième fois.

Grand favori de la course, Fabian Cancella (RadioShack) a signé dimanche sa troisième victoire sur les pavés de Paris-Roubaix après 2006 et 2010. Le Bernois a devancé le surprenant Sep Vanmarcke (Blanco), arrivé au Vélodrome de Roubaix en sa compagnie. Il a battu le jeune Belge de quelques mètres seulement sur la ligne.

Après avoir lancé une accélération qui a fait exploser le peloton à 50 kilomètres de l'arrivée, Fabian Cancellara s'est retrouvé sans équipier. Bien qu'attaqué très rapidement et jusqu'au terme de la course, le désormais triple vainqueur de l'épreuve était à nouveau imbattable après sa démonstration de la semaine passée sur le Tour des Flandres. Après 2010, "Cance" signe un nouveau doublé sur les deux grandes classiques se disputant sur des pavés.
 
La course s'est disputée sur un rythme très élevé (plus de 44 km/h de moyenne) et aucune échappée n'est parvenue à se détacher à plus de deux minutes du peloton. L'équipe RadioShack, que l'on savait très forte, a parfaitement contrôlé la course durant 200 kilomètres avant que Cancellara ne produise son tour de force. Les adversaires de Spartacus ont tout tenté pour l'empêcher de décrocher un troisième pavé, mais les outsiders ont perdu tout espoir par des chutes (comme les Français Ladagnous et Offredo), des problèmes techniques (Hushovd), ou tout simplement par la force des quelques démarrages tranchants du champion olympique 2008 du contre-la-montre.
 
A noter qu'un autre Suisse a également bien figuré sur l'édition 2013 de la "reine des classiques". L'écart ayant fondu en tête lors du passage de la Trouée d'Aremberg, Michael Schär (BMC) en a profité pour tenter sa chance à quelque 80 kilomètres de l'arrivée. En excellente condition, le Lucernois s'est même payé le luxe de fausser compagnie à l'ancien vainqueur de l'Enfer du Nord, l'Australien Stuart O'Grady.