Au FC Aubonne, les joueurs font la loi

Dominique Walser, qui assurait l'interim après le départ de Giovanni Vavassori, n'est plus l'entraîneur du FC Aubonne (2e ligue). Les joueurs ne le voulaient plus comme coach.
12 nov. 2015, 14:15
/ Màj. le 12 nov. 2015 à 14:44
Dominique Walser n'est plus coach d'Aubonne.

Pour Dominique Walser, l’interim à la tête de la première équipe d’Aubonne est déjà terminé. Après seulement cinq matches, l’assistant de Giovanni Vavassori, entraîneur démissionnaire est prié de s’en aller. «Je suis déçu car je me suis beaucoup investi, tant comme assistant que comme entraîneur, souffle Dominique Walser. En raison de blessures, arrêts et autres absences, j’ai dû bricoler durant cinq matches mais je pense qu’il y avait quelque chose de bien à faire au second tour.» 

Les exploits du printemps se feront sans lui. Ainsi en ont décidé les joueurs. Réunis mardi soir par le comité aubonnois ils ont, à l’unanimité, prononcé ce que l’on peut appeler un vote de défiance à l’égard de leur coach. «Les joueurs pensent que l’on ne pourra pas se sauver avec moi mais ils souhaitent que je demeure assistant», confirme l’ex-technicien aubonnois qui a refusé cette proposition.

Un entraîneur sur mesure

Eminence grise d’Aubonne, Roland Schaer explique: «L’ensemble du comité souhaitait que Dominique Walser poursuive son mandat. Il avait toute notre confiance. Lors de la réunion d’équipe, je pensais que la moitié des votes lui seraient favorables mais il n’en était rien. Dans ce cas de figure, nous n’avions pas le choix.»

Ainsi, les joueurs aubonnois ont, une nouvelle fois, pu (su) imposer leur loi. En tous les cas hors du terrain. Un stade du Chêne qui, de plus en plus, prend des allures de terrain miné. Avant Dominique Walser, Roberto Meoli, Blaise Jotterand et Giovanni Vavassori ont déjà sauté. A qui le tour?

«Les joueurs ont été clairs. Ils ne souhaitent pas travailler avec Himë Berisha ou Jean-Marc Dupuis. On va chercher une solution. Il faut prendre une décision rapide mais il n’y a pas le feu dans la maison.» Les dirigeants aubonnois dénicheront-ils l’oiseau rare? Celui capable d’être à la fois exigeant mais pas trop, sympa, malléable… En bref, comme les vêtements de luxe, taillé sur mesure.

par Dominique Montangero