FIFA: Sepp Blatter témoignera vendredi à l'audition de Michel Platini devant le TAS

Toujours officiellement président de l'UEFA, Michel Platini comparaîtra vendredi devant le Tribunal arbitral du sport à Lausanne. Le Valaisan Sepp Blatter, ancien président de la FIFA qui lui aurait accordé un versement suspect de 2 millions de francs, viendra témoigner.
26 avr. 2016, 12:08
/ Màj. le 26 avr. 2016 à 12:10
Michel Platini et Sepp Blatter se retrouveront vendredi, à Lausanne, devant le TAS.

Sepp Blatter viendra témoigner vendredi devant le Tribunal arbitral du sport lors de l'audition de Michel Platini, a-t-on appris mardi de source proche du dossier. Platini, toujours président de l'UEFA, conteste sa suspension de six ans de toute activité liée au football.

Platini, privé par cette sanction de ses fonctions de président de l'UEFA, avait interjeté appel auprès du TAS, plus haute juridiction sportive, le 2 mars. A l'époque, le TAS avait indiqué qu'il essayerait de rendre sa décision finale avant le début de l'Euro 2016 en France (10 juin - 10 juillet).

Sepp Blatter, lui aussi suspendu six ans pour les mêmes faits, "viendra témoigner vendredi, à la demande la FIFA", selon une source proche du dossier, confirmant une information du journal "L'Equipe".

L'ancien capitaine de l'équipe de France a été suspendu par la justice interne de la FIFA dans le cadre de l'affaire du paiement controversé de 1,8 million d'euros reçu de la part de Joseph Blatter. Ce dernier a également saisi le TAS, mais aucune date d'audience n'est encore connue.

Blatter et Platini avaient écopé d'une première suspension de huit ans, ramenée à six en appel par la justice interne de la FIFA.

Au coeur de ce dossier, il y a ce paiement controversé, sans contrat écrit, du Suisse au Français en 2011 pour un travail de conseiller achevé depuis 2002. Selon eux, ce versement constituait le solde de la rémunération pour la mission réalisée par l'ancien Ballon d'Or auprès du président de la FIFA entre 1999 et 2002, sur la base d'un accord oral - type de contrat reconnu en droit suisse - pour ce reliquat.

Les magistrats de la FIFA, eux, les avaient jugés coupables "d'abus de position", de "conflit d'intérêts" et de "gestion déloyale", écartant toutefois la charge de "corruption".