Football: après avoir agressé l'ancien sélectionneur Rolf Fringer, Christian Constantin porte plainte

Diffamation et dénigrement. C'est le motif de la plainte déposée par le président du FC Sion Christian Constantin contre l'ancien sélectionneur suisse Rolf Fringer. C'est pourtant bien lui qui, jeudi soir, a agressé physiquement le consultant de la chaîne Teleclub...
22 sept. 2017, 07:15
/ Màj. le 24 sept. 2017 à 10:36
Jeudi soir, à Lugano, Christian Constantin a quitté le Cornaredo escorté par des policiers.

La meilleure défense, c'est l'attaque: fidèle à cet adage, Christian Constantin a déposé une plainte pénale à l'encontre de Rolf Fringer qu'il a bousculé jeudi soir à Lugano après la victoire 2-1 du FC Sion.

"J'ai déposé une plainte pour diffamation et dénigrement, explique le président du FC Sion à l'ATS. Je me suis senti sali par les propos que Rolf Fringer tient sur Teleclub depuis des mois. Je l'ai averti que je n'allais pas rester sans réagir s'il continuait à se montrer aussi aussi médisant à mon encontre. Et il a recommencé mercredi..."

 

 

 

Christian Constantin n'a pas peur d'assumer ses actes. "Après le match, j'ai agi comme avec un gamin dans la cour d'école: il a pris sa paire de baffes et son coup de pied au cul", lâche-t-il. Le président précise que son fils Barthélémy, directeur sportif du club, est venu parler à Rolf Fringer avant l'altercation. "Barthélémy n'a pas touché Rolf Fringer, explique Christian Constantin. Il lui a simplement dit que nous étions outrés par ses attaques incessantes."

 

 

Malgré les réactions très vives et immédiates suscitées par son comportement et l'annonce de la Swiss Football League (SFL) de l'ouverture d'une procédure, Christian Constantin ne redoute pas les foudres de la Commission de discipline. "Mais que peut faire la SFL ?, s'interroge-t-il. Je rappelle que Rolf Fringer n'occupe plus aucune fonction officielle dans le football. Si deux personnes s'accrochent dans les tribunes, la SFL ne bouge pas, non ?" Rolf Fringer a, pour sa part, affirmé que "cette affaire n'allait pas en rester là."

 

 

Davantage que l'affaire du transfert avorté de Marco Schneuwly il y a deux ans de Lucerne, dont le directeur sportif de l'époque était Rolf Fringer, à Sion, Christian Constantin sait d'où vient la rancoeur que nourrit l'Autrichien, ancien et éphémère sélectionneur de l'équipe de Suisse faut-il le rappeler, à son égard. "Nos relations se sont distendues depuis la demi-finale de la Coupe de Suisse 2009. Sion avait battu Lucerne aux tirs au but. C'était moi qui dirigeait l'équipe ce soir-là et Rolf Fringer était sur le banc adverse. J'ai le sentiment qu'il n'a jamais digéré cette élimination !"