Football Leaks: selon son agent, José Mourinho a payé 28 millions d'impôts en Espagne, entre 2010 et 2013

Alors que les révélations des Football Leaks s'enchaînent jour après jour, la société de l'agent de l'entraîneur portugais José Mourinho, l'un des premiers noms dévoilés par les journalistes d'investigation, assure qu'il a payé, durant les trois années où il a vécu en Espagne, plus de 28 millions de francs d'impôts! Le nom d'un autre international portugais, Ricardo Caravalho, a été rajouté à la liste des fraudeurs mardi.
06 déc. 2016, 21:42
/ Màj. le 06 déc. 2016 à 21:46
Jose Mourinho gagnait visiblement très bien sa vie en Espagne...

José Mourinho, "qui vivait en Espagne de juin 2010 à mai 2013, a payé plus de 26 millions d'euros d'impôt", assure la société de l'agent de l'entraîneur star Jorge Mendes, Gestifute, dans un communiqué mardi soir.

Cristiano Ronaldo et José Mourinho sont accusés de dissimulation fiscale par douze médias européens, dans une enquête baptisée "Football Leaks" et basée sur la fuite de 18,6 millions de documents, sur le modèle des "Panama Papers".

Gestifute, qui précise que Mourinho était taxé "en moyenne à plus de 41%", assure dans ce communiqué que "le gouvernement espagnol, via ses autorités fiscales, a certifié" que l'entraîneur portugais "est à jour de ses obligations fiscales".

 

L'EIC, ou "European Investigative Collaborations", le consortium de médias qui exploite les documents de "Football Leaks", a accusé vendredi Mourinho d'avoir "dissimulé 12 millions d'euros au fisc, logés sur un compte suisse détenu par une société-écran immatriculée aux Iles Vierges Britanniques".

Ricardo Carvalho lui aussi impliqué

Ricardo Carvalho a, comme les internationaux portugais Cristiano Ronaldo, Pepe et Fabio Coentrao, été mis en cause mardi dans l'affaire des "Football Leaks". Le défenseur est accusé d'avoir dissimulé au fisc espagnol près de deux millions d'euros, selon l'hebdomadaire portugais Expresso.

Représenté, lui aussi, par l'agent Jorge Mendes, l'ancien joueur du Real Madrid aurait transféré ses revenus liés à ses droits d'image à une société offshore domiciliée aux Iles Vierges britanniques, écrit Expresso, partenaire du consortium de journaux européens baptisé European Investigative Collaborations (EIC).