Heinrich Schifferle "ne comprend plus" Christian Constantin

Le nouveau président de la SFL Heinrich Schifferle déclare avoir longtemps eu de la compréhension pour son homologue du FC Sion Christian Constantin, "mais aujourd'hui je n'en ai plus", précise-t-il dans une interview au "SonntagsBlick".
03 août 2015, 23:30
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Heinrich Schifferle observe que Christian Constantin "n'a encore gagné aucune procédure judiciaire importante".

La FIFA édicte des règles, il "revient à tous de les observer, sinon ça ne fonctionne pas".

Le président de la ligue reconnaît avoir d'abord été "surpris par le ton sec" adopté par la FIFA dans ses premières correspondances, dans le cadre du litige avec Sion. "C'était à la limite. Mais j'ai changé d'avis depuis. Quand ont est membre d'une association, il faut en accepter les règles." En football, il existe des centaines de fédérations et des milliers de clubs. Il faut bien que quelqu'un surveille le tout, en l'occurrence c'est la FIFA, relève M. Schifferle.

Si celui-ci reconnaît que tout le monde a commis des erreurs dans cette affaire, il observe que M. Constantin "n'a encore gagné aucune procédure judiciaire importante".

Il fait valoir que la ligue n'avait pas d'autre choix que de sanctionner Sion. "Aurions-nous dû mettre en danger l'ensemble du football suisse?", demande-t-il, en référence aux menaces de la FIFA de suspendre la Fédération et les clubs suisses en cas d'absence de sanction contre Sion.

Suite à cet ultimatum, imposé par la FIFA en raison du non-respect par Sion de l'interdiction de transferts qui frappait le club, la SFL a retiré 36 points à l'équipe de M. Constantin vendredi. Sion se retrouve dernier d'Axpo Super League avec -5 point.

Dans un entretien au "Matin dimanche", Christian Constantin ne désarme pas. Il entend faire passer à la caisse les dirigeants du football suisse. "En m'enlevant 36 points, ces gens nuisent à tous les sponsors qui se sont engagés en faveur du FC Sion. Cette ardoise va se chiffrer en dizaines de millions de francs, et comme la Fédération ne pourra pas payer, ses dirigeants devront passer à la caisse à titre personnel." L'affaire pourrait ainsi être portée devant la justice civile à Berne.

Xamax inquiète

Il y a aussi l'affaire Neuchâtel Xamax. Heinrich Schifferle, dans le "SonntagsBlick", se dit davantage préoccupé par "le cas Xamax" que par Sion. "Là-bas, tout est anonyme, rien n'est palpable, on ne peut discuter avec personne. A Sion, on sait à qui on a affaire. Mais à Xamax, il y a le feu." M. Schifferle reconnaît qu'il serait "surpris" que le 2e tour du Championnat puisse bien se disputer avec dix équipes...

Inculpé de faux dans les titres, le président de Neuchâtel Xamax Bulat Chagaev doit en outre régler un amoncellement de factures. Selon un récent extrait du registre des poursuites publié par la presse neuchâteloise, les arriérés de paiement du club atteignent au moins six millions de francs. Le canton a menacé de demander la faillite.