Le boss du hockey genevois reprend le Servette FC

Le sauveur du Servette FC n'est autre que le Commugnan Hugh Quennec.
05 août 2015, 15:52
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
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L'identité du repreneur masqué du Servette FC est désormais connue. Celui-ci se nomme Hugh Quennec, patron du Genève-Servette Hockey Club. Le résident de Commugny tout comme l'avocat du club grenat Dominique Warluzel l'ont fait savoir par l'intermédiaire d'un communiqué, jeudi dans l'après-midi. " C'est un grand moment et un honneur pour moi d'occuper ce poste" , a-t-il déclaré hier au cours d'une conférence de presse organisée au Stade de Genève, quelques heures après que Majid Pishyar a cédé au Québécois la totalité de ses actions pour un franc symbolique.

Un groupe de financiers genevois ont, ces derniers jours, réussi à réunir 650 000 francs - somme nécessaire à la viabilité du club au cours du prochain mois - pour ensuite les mettre à disposition de Hugh Quennec. " Je suis touché qu'on m'ait confié les clés ", a-t-il lâché. L'ajournement de faillite, par l'intermédiaire d'un délai de trente jours fixé par la juge Fabienne Geisinger, devrait permettre au repreneur servettien d'installer un plan d'assainissement ainsi que de proposer à la justice une solution viable pour le club genevois.

 

Michel Pont conseiller

 

Michel Pont, entraîneur-assistant de l'équipe nationale de football, a également été un intervenant important dans le sauvetage de Servette. " Michel a dépensé une énergie folle et a joué un rôle vital pour motiver les financiers à soutenir le club" , a souligné l'homme d'affaires. L'assistant d'Ottmar Hitzfeld devrait, dans un premier temps, être le conseiller du nouveau président. Le néopropriétaire du club grenat - il détient désormais le 100% des actions et créances servettiennes - ainsi que son équipe devront désormais se pencher sur l'état des comptes du club genevois. La question des contrats des joueurs reste également en suspens. Ceux-ci appartiennent-ils véritablement tous au Servette FC?

Durant les 30 jours de sursis, Hugh Quennec et ses associés régleront les charges courantes du club sous le contrôle de la justice. " L'objectif numéro un est d'éliminer les dettes ainsi que d'assurer le budget et la licence pour la saison prochaine" , a avoué le sauveur servettien. Pour ce qui est du dernier point, la date limite du dépôt de licence interviendra ce lundi 12 mars. Même si le club grenat ne l'obtient pas en première instance, il pourrait la recevoir par la suite.

 

La philosophie Quennec

 

Déjà patron du club de hockey sur glace de Genève-Servette, Hugh Quennec est désormais le leader du sport genevois. Parviendra-t-il à concilier ses deux fonctions? "Oui, et cela sera une saine concurrence commerciale. Je suis fan du sport en général et il y a de la place pour du football et du hockey à Genève. Nous allons essayer d'intéresser un maximum de personnes dans les deux sports" , a répondu le Québécois. Et il en faudra du soutien, pour lui qui ne souhaite pas investir son argent personnel dans le club de la Praille. " Le plan, ce n'est pas que je mette de l'argent. Nous voulons une philosophie où la billetterie, le merchandising et les partenariats seront nos sources de revenus."

Avec une aura telle que celle du Commugnan, il est fort probable que le nouveau dirigeant servettien s'en sorte comme il le fait avec le Genève-Servette HC. " Une gestion saine faite par des professionnels tiendra la route pour durer. Hugh Quennec a cette qualité, il sait gérer le business sportif ", lâchait quant à lui Giuseppe Luongo, battu mais non déçu par ce dénouement .