Olympique de Marseille: les anciens présidents Pape Diouf et Jean-Claude Dassier remis en liberté

La justice française a remis en liberté mercredi les deux anciens présidents du club de foot l'Olympique de Marseille, Pape Diouf et Jean-Claude Dassier. Le président actuel, Vincent Labrune, par contre, est toujours en garde à vue.
07 août 2015, 14:28
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Pape Diouf et Jean-Claude Dassier ont été longuement interrogés par la justice française sur certains transferts jugés suspects.

Les deux anciens présidents de l'Olympique de Marseille Pape Diouf (2005-2009) et Jean-Claude Dassier (2009-2011), qui avaient été placés en garde à vue mardi dans le cadre d'une enquête sur des transferts présumés frauduleux de joueurs, ont été remis en liberté mercredi dans la soirée, a-t-on appris de sources proches de l'enquête.

L'actuel président du club Vincent Labrune était en revanche toujours en garde à vue mercredi soir à l'hôtel de police de Marseille, selon une des sources proches du dossier.

Au total, une quinzaine de personnes - membres ou ex-membres de l'encadrement du club ou intermédiaires et agents de joueurs, agents administratifs, avocat - ont été interpellées dans le cadre d'une instruction judiciaire ouverte en 2011. L'avocat a également été remis en liberté, selon la source.

Les enquêteurs de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), saisie sur commission rogatoire d'un juge d'instruction marseillais, soupçonnent qu'il y aurait eu, à l'occasion de transferts d'importance, des commissions et rétro-commissions "dans lesquelles des membres du milieu apparaissent".

Une information judiciaire avait été ouverte pour "extorsion de fonds, blanchiment et association de malfaiteurs" sur cette affaire en octobre 2011. Un réquisitoire supplétif, pour abus de biens sociaux, a récemment été ouvert.

Le transfert de l'attaquant André-Pierre Gignac, de Toulouse à Marseille, en 2010, est notamment dans le collimateur des enquêteurs. Des perquisitions ont déjà eu lieu au siège de l'OM voici quelques mois lors desquelles des documents ont été saisis.