Panama Papers: mis en cause, le président de la FIFA Gianni Infantino se dit "consterné"

Le nouveau président de la FIFA Gianni Infantino est mis en cause par les Panama Papers pour avoir signé des contrats avec une société offshore pour des droits télévisés alors qu'il dirigeait le département juridique de l'UEFA. Le Valaisan se dit "consterné".
05 avr. 2016, 20:11
/ Màj. le 06 avr. 2016 à 10:55
Le Valaisan s'est pour sa part dit "consterné". "Je n'accepterai pas que l'on doute de mon intégrité".

Selon plusieurs médias suisses et étrangers s’appuyant sur une information du quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, des contrats retrouvés dans les «Panama Papers» éveilleraient des soupçons concernant le Haut-Valaisan Gianni Infantino, président de la FIFA depuis le 26 février dernier et ancien secrétaire général de l’UEFA.

Ce dernier aurait paraphé en 2006, en tant que directeur juridique de l’UEFA, un contrat avec la société Cross Trading d'Hugo Jinkis, lequel est accusé d'avoir versé des pots-de-vin dans le scandale de la FIFA. Le document portait sur les droits de diffusion de la Ligue des Champions de 2006 à 2009 en Equateur pour un montant de 111 000 dollars. Or un deuxième contrat indique que Cross Trading, basée à Niue, une île du sud-Pacifique, a revendu ces mêmes droits au groupe équatorien Teleamazonas pour 311 170 dollars. La différence entre les deux montants laisse entendre qu'une importante commission a peut-être été perçue.

Gianni Infantino "consterné"

Le Valaisan, dans un communiqué, s'est pour sa part dit "consterné". "Je n'accepterai pas que l'on doute de mon intégrité, répond-il. J'ai immédiatement demandé à l'UEFA d'apporter une clarification. (...) Je n'ai jamais traité personnellement avec Cross Trading ou ses propriétaires, les tractations ayant été menées par le Team Marketing de l'UEFA. Je précise que ni l'UEFA ni moi avons été contactés par aucune autorité au sujet de ces contrats. De plus, je signale, comme les médias le relèvent, qu'il n'y a aucun élément laissant penser à des fautes commises par l'UEFA ou moi dans ce dossier."

Hugo Jinkis et son fils Mariano sont actuellement accusés par les enquêteurs de s'être servis de leur société-écran pour corrompre des hauts responsables de la FIFA. Gianni Infantino n'a pas fait de commentaire, pas plus que la FIFA, qui indique que l'affaire concerne l'UEFA. Cette dernière affirme n'avoir eu aucune connaissance du deuxième contrat passé entre Cross Trading et Teleamazonas. L'instance européenne a précisé qu'à l'époque de la signature avec les Jinkis, ceux-ci n'étaient pas accusés de corruption et qu'il n'y avait aucune raison de les soupçonner.

La réaction de Sébastien Fanti, préposé valaisan à la protection des données:

 

 

La réaction de la députée-suppléante martigneraine Marie-Paul Bender, membre du Parti Chrétien-Social du Valais romand:

 

 

par Patrice Genet,Nicole Cajeux