Super league: Lausanne battu, Servette obtient le nul

Le spectacle a été de bien mauvaise qualité lors d'une 25e journée d'Axpo Super League qui a vu le Lausanne-Sport s'incliner pour la deuxième fois de suite, 2-0 à Thoune. Les Vaudois perdent du coup un point dans leur lutte à distance contre le FC Sion (0-0 à Lucerne), qu'ils ne précèdent plus que de onze longueurs.
05 août 2015, 16:05
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
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Les trois matches nuls consécutifs sans prendre de but obtenus à  la reprise n'étaient finalement pas les bases d'un renouveau pour le LS. Passif, presque spectateur dans l'Arena Thoune, il a  logiquement subi la loi des Bernois de Bernard Challandes, qui  remontent par la même occasion au 4e rang du classement. C'est un  doublé de Christian Schneuwly qui a eu raison de la formation de  Martin Rueda, laquelle a perdu pied aux alentours de l'heure de  jeu. 

Schneuwly a en effet inscrit le 2-0 à la 56e. Deux cartons  jaunes en une minute ont ensuite privé Lausanne de son capitaine Peter Luccin (60e et 61e) et, pour terminer, une faute de dernier  recours sur Volina a également renvoyé Page aux vestiaires (64e). Les Vaudois ont disputé une rencontre de moins que Sion. Il s'agit  de la partie renvoyée contre le... FC Bâle. Ils doivent encore du  reste affronter les Valaisans à deux reprises, dont la première  fois dimanche prochain à Tourbillon. 

Sion poussif, Servette courageux 

Il n'est cependant de loin pas dit que Sion puisse battre les Lausannois deux fois, surtout avec le niveau qui est le sien en ce  moment. A Lucerne, l'équipe de Laurent Roussey, dominée et  chanceuse, ne retiendra certainement que son point arraché chez le  dauphin de Bâle (11 points de retard malgré deux matches en plus  !). 

Sion n'a certainement pas donné satisfaction à son entraîneur, lequel se plaint du rendement offensif de son équipe. Il a même  frôlé le drame en concédant un penalty aux Lucernois peu après  l'heure de jeu. Un penalty manqué - piteusement - par Renggli. Pas  sûr que cette prestation permette à Sion d'aller en toute confiance  mercredi à la Gurzelen de Bienne y disputer son quart de finale de  la Coupe de Suisse. 

Si l'union sacrée espérée par les Servettien n'a pas eu lieu -  9234 spectateurs seulement -, le collectif de João Carlos Pereira  continue d'afficher une solidarité et un moral à toute épreuve.  Menés 1-0 sur un but de l'ancien champion du monde M17 Oliver Buff  inscrit à 24 secondes du terme de la première période, les Grenat  ont égalisé par Vincent Rüfli, profitant d'une erreur du portier  zurichois Johnny Leoni (73e). 

Un dénouement qui est conforme à la physionomie d'une partie  certes dominée par Servette mais qui a aussi vu l'arrière-garde  genevoise régulièrement prise à défaut par les ruptures du FCZ. 

Sforza et Gross sur la sellette 

L'affiche Grasshopper - Young Boys mettait aux prises deux  entraîneurs très critiqués, voire même menacés. Les Sauterelles de  Ciriaco Sforza l'ont emporté 2-0 sur les Bernois de Christian  Gross, par des buts signés Frank Feltscher et Daniel De Ridder.  Cette septième victoire de la saison - la première depuis le 4  décembre (série de 5 défaites et un nul) - n'offre toutefois aucune  garantie à l'ancien capitaine de l'équipe de Suisse, qui ne fait  plus l'unanimité ni auprès de son directoire, ni des joueurs ni du  public. 

Sforza a ainsi été officiellement informé par ses dirigeants du  fait qu'il «avait encore une chance de sauver son poste», même si  la tendance fait état d'un départ en fin de saison. Les médias  alémaniques évoquent souvent le début d'une cabale contre «Ciri».  Cabale à laquelle participerait Johann Vogel, sorti de sa retraite  cet hiver et qui avait déjà activement participé à l'éviction de  Sforza de l'équipe de Suisse au début des années 2000. 

A YB, l'ambiance n'est pas vraiment plus légère. Engagé à grands  frais pour conduire le club vers un titre qui lui échappe depuis  1986, Christian Gross enchaîne les résultats décevants. Depuis  leurs deux victoires à la reprise, les Bernois affichent un bilan  de deux nuls et autant de défaites. Le département technique des  Young Boys a convoqué et mené une séance de crise directement après  la partie contre GC. La marge de manoeuvre de Gross se réduit.