John Fahey: "tout le monde se dopait sous l'ère Armstrong"

L'effet domino après la chute d'Armstrong se poursuit. Cette fois, c'est John Fahey, président de l'Agence mondiale antidopage qui estime que "tout le monde se dopait sous l'ère Armstrong."
06 août 2015, 14:55
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
L'Américain Lance Armstrong, vainqueur de sept Tours de France de 1999 à 2005, fait l'objet d'un rapport de plus de 1000 pages qui conclut à un usage massif de dopage.

Le président de l'Agence mondiale antidopage (AMA) John Fahey a estimé mardi dans un entretien avec une radio australienne que "tout le monde se dopait durant l'ère (Lance) Armstrong". L'ancien coureur américain a été déchu lundi par l'UCI de ses sept victoires dans le Tour de France.

"Il y a eu une période durant laquelle la culture dans le cyclisme voulait que tout le monde se dope. Il n'y a aucun doute là-dessus et les dirigeants (du cyclisme) doivent assumer leurs responsabilités", a déclaré M. Fahey sur l'antenne d'ABC radio.

"Les témoignages apportés par ceux qui furent les coéquipiers de Lance Armstrong, les uns après les autres, disent tous la même chose: vous ne pouviez pas être compétitifs sans recours au dopage. A la question de savoir si cette période est terminée, on peut toujours s'interroger et je crois que l'UCI se réunit vendredi pour étudier un certain nombre de questions, y compris comment aller de l'avant dans ce domaine", a-t-il ajouté.

Dans un autre entretien, accordé à la chaîne de télévision Fox Sports cette fois, M. Fahey a estimé que la Fédération internationale retrouverait sa crédibilité si les dirigeants en place durant l'ère Armstrong ne figurent plus dans l'organigramme. "Si le dopage était aussi présent, la question qu'on peut légitimement se poser est : "Qui voulait le stopper ? Qui travaillait contre ? Pourquoi ne fut-il pas stoppé?", a souligné M. Fahey.

Président de l'UCI de 1991 à 2005 et ami personnel d'Armstrong, Hein Verbruggen est notamment dans le viseur. Des coureurs comme l'Ecossais David Millar, dopé repenti, réclament sa démission de son poste actuel de président d'honneur de la Fédération internationale.