La Morgienne Emilie Amaron retrouve la motivation

La combattante du Judo Club Morges a décroché le bronze lors d'un tournoi de Coupe d'Europe en Finlande.
06 août 2015, 14:44
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Emilie Amaron a remporté trois combats pour monter sur le podium.

Emilie Amaron a récemment remporté la médaille de bronze dans un tournoi de coupe d’Europe en Finlande. «J’ai pourtant commencé par perdre mon premier combat contre une Hollandaise très forte», se souvient-elle. Repêchée, elle réussira alors trois victoires consécutives pour terminer sur le podium. Ce bon résultat vient s’ajouter aux excellentes prestations de sa saison: notamment deux autres troisièmes places en coupe d’Europe à Istanbul et en Slovénie. «Grâce à ces résultats, je devrais normalement être qualifiée pour les championnats européens qui auront lieu à Prague en novembre», se réjouit la sportive du Judo Club Morges. Une nouvelle qui lui a redonné confiance dans la pratique de cet art martial. «L’an passé, j’avais une baisse de motivation, mais toutes ces bonnes performances m’ont redonné de l’enthousiasme.»

Concrétiser à Prague

Un regain d’engouement qu’elle doit aussi au soutien de Laurent Pellet et de Gabriel Burger, les entraîneurs du Judo Club Morges: «C’est important d’être coachée par quelqu’un avec qui le contact passe bien.» L’athlète vaudoise peut ainsi envisager l’avenir avec plus d’assurance et nourrir quelques ambitions pour la suite. «Ce qui serait bien, ce serait de concrétiser à Prague. Je pense que j’en ai les capacités. C’est du moins mon objectif.» Quant à l’année prochaine, elle aimerait s’essayer à la coupe du monde. «La Fédération suisse devrait me laisser tester la compétition mondiale à Sofia, en Bulgarie. La suite dépendra de mes performances là-bas.» Mais parvenir à un tel niveau demande un investissement immense, neuf entraînements hebdomadaires, qu’elle doit gérer avec ses études en HEP. «J’arrive bien à mêler sport et études pour le moment.»

Sans compter le coût élevé des voyages dans toute l’Europe pour ses tournois. «J’ai la chance de n’avoir pas besoin de travailler. J’avais organisé un repas de soutien voici quelques années et les bénéfices me permettent toujours de financer mes compétitions.» Pour l’instant, elle entend donc encore persévérer dans sa passion, du moins jusqu’à la fin de ses études. «Suivant les résultats que je ferai, soit je diminuerai mon implication dans le sport et je commencerai à travailler, soit je me lancerai à fond dans le judo et viserai les Jeux olympiques de Rio.»