Nyon: davantage d'argent pour les clubs sportifs

La ville de Nyon a accordé 150 000 francs supplémentaires par an aux clubs sportifs. Cette nouvelle subvention, c'est également la première victoire politique de Pierre-Alain Dupuis.
06 oct. 2015, 17:23
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Pierre-Alain Dupuis est monté au filet pour les clubs nyonnais.

La ville de Nyon s’est montrée particulièrement généreuse envers les jeunes sportifs: 150 000 francs, et non pas 100 000, seront ajoutés à la subvention annuelle de 300 000 francs dédiée aux clubs pour les années 2015 et suivantes.

Soucieuse de soutenir les clubs sportifs et de mettre l’emphase sur les enjeux de santé, d’éducation et d’intégration sociale qu’ils représentent, la Municipalité avait initialement proposé d’augmenter la subvention de 100 000 francs. Le montant n’ayant pas été jugé suffisant par le Conseil communal, celui-ci a suggéré d’ajouter 50 000 francs dans le cadre d’un amendement. Cette décision a été approuvée lundi soir, à la quasi-unanimité, avec un seul vote négatif.

Une croissance des clubs

Entre 2010 et 2014, le nombre de jeunes Nyonnais âgés entre 5 et 20 ans et membres d’un club sportif a augmenté de 20%. La subvention ne s’était, jusque-là, pas adaptée à cette croissance. Par conséquent, le montant accordé à chaque jeune sportif avait baissé. Un ajout de 100 000 francs équivaut à 20% du montant total des subventions pour le sport nyonnais et permettait donc de rééquilibrer le montant accordé à chaque adhérent. 

«J’ai voulu allier mon rôle de président de l’ASSN et de conseiller communal pour demander l’augmentation de la subvention annuelle, explique Pierre-Alain Dupuis, conseiller communal et président de l’Association des sociétés sportives nyonnaises (ASSN). Lorsque je me suis adressé à la Municipalité, j’avais formulé une demande d’augmentation de 100 000 francs. Mais quand j’ai pris connaissance du préavis, j’ai demandé à la Commission de passer à 150 000. Je ne voulais pas simplement arriver à un rééquilibrage suite à l’augmentation des jeunes, mais aussi à une croissance de la subvention. Ce n’était pas gagné, car certains préfèrent investir dans la culture. Et je ne veux absolument pas de combat entre les sports et la culture.» Ravi du succès de ce préavis qu’il décrit comme «l’aboutissement d’une volonté de longue date», le conseiller communal ajoute qu’il s’agit d’une «grande satisfaction personnelle».

par Ellen De Meester