Val Gardena: Patrice Morisod, entraîneur des descendeurs français, est furieux.

Johan Clarey et Adrien Théaux occupaient les deux premières places au moment de l'interruption.
03 août 2015, 22:08
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Patrice Morisod.

L’arrêt définitif de la descente de Val Gardena après vingt-et-un concurrents prive l’entraîneur des descendeurs français d’un doublé.

Ballottés par les rafales, leurs concurrents ne parvenaient plus à menacer leurs temps. «Je ne veux pas prendre le risque de ramasser une amende de 5000 francs», lance le technicien valaisan dans une première salve. Il baisse la garde face aux sollicitations répétées des journalistes. «C’est un scandale. La décision a été prise par un seul homme (ndlr. Günter Hujara, directeur de course) sans consultation des autres membres du jury. Il a cédé sous la pression des Suisses et des Autrichiens.

Une course s’annule si les conditions menacent l’intégrité des coureurs, ce n’était pas le cas. Personne n’a dit qu’il y avait un danger. Ce que nous avons vécu est du cinéma, nous avons franchi la troisième dimension aujourd’hui. C’est une version 4D. La course était faussée, je le reconnais, comme d’autres épreuves qui n’ont pas été interrompues. La dernière date de Lake Louise en novembre.

Nous pratiquons un sport en extérieur. Si on veut se soustraire aux variations des conditions, il faut planter une tente qui recouvre le tracé de bas en haut.»  Interpellé verbalement par les coureurs et par les membres de l’encadrement de l’équipe de France à son arrivée au bas de la Saslong, Hujara a fui le dialogue.