Tennis - Open d'Australie: Novak Djokovic de nouveau placé en rétention

Les autorités australiennes estiment que le Serbe doit être expulsé du pays. Sa présence "pourrait encourager le sentiment anti-vaccination".
15 janv. 2022, 08:33
/ Màj. il y a 4 jours
Triple tenant du titre en quête d'une 21e couronne en Grand Chelem, le Serbe doit affronter son compatriote Miomir Kecmanovic (ATP 78) au premier tour de l'Open d'Australie (archives).

Le numéro un mondial Novak Djokovic, dont le visa a été annulé vendredi par le gouvernement australien, a été renvoyé en rétention administrative samedi, selon des documents judiciaires.

La présence en Australie de Djokovic, qui n'est pas vacciné contre le Covid-19, "pourrait encourager le sentiment anti-vaccination", ont estimé les autorités australiennes dans un mémoire présenté devant la justice. Elles estiment que le Serbe doit être expulsé du pays.



Novak Djokovic a fait recours vendredi contre la deuxième annulation de son visa. Lors d'une audience devant un juge, le représentant du gouvernement australien avait indiqué que le Serbe de 34 ans ne serait pas reconduit à la frontière avant que la justice n'ait définitivement statué sur sa requête visant à bloquer son expulsion. Mais il avait averti que Djokovic devrait attendre cette décision en rétention administrative.

C'est la justice fédérale australienne qui est désormais en charge du dossier, à la demande vendredi du juge de Melbourne qui avait été saisi en premier lieu par les avocats du joueur. Ce changement de tribunal est susceptible de ralentir la procédure, ont estimé les défenseurs de Djokovic.

Erreurs dans sa déclaration d'entrée

Djokovic a admis avoir rempli incorrectement sa déclaration d'entrée en Australie et n'avoir pas respecté les règles d'isolement après avoir été testé positif au Covid-19 en décembre - une contamination dont il espérait qu'elle lui permettrait de bénéficier d'une exemption pour entrer en Australie sans être vacciné.

"Nole" avait été refoulé à son arrivée à Melbourne le 5 janvier et placé en centre de rétention. Mais ses avocats avaient obtenu d'un juge le 10 janvier qu'il rétablisse son visa et ordonne sa libération immédiate.

par Keystone - ATS