Federer part à la reconquête de New York

Après trois échecs frustrants, Roger Federer espère reconquérir le sacre à Flushing Meadows dès lundi.
06 août 2015, 10:53
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Roger Federer repart lundi à la reconquête de l'US Open. Dans sa tunique de tête de série n°1, il fait figure de favori.

Roger Federer est bien l'homme à battre dans l'US Open 2012 qui démarre lundi. Assuré quoi qu'il advienne de conserver sa place de no 1 mondial au terme de la quinzaine new-yorkaise, il aborde l'ultime levée du Grand Chelem l'esprit plus que serein.

L'heure de la revanche a (encore) sonné pour un Roger Federer redevenu aérien et offensif comme à ses plus belles heures. Sacré cinq fois d'affilée à Flushing Meadows de 2004 à 2008, le Bâlois de 31 ans effacera les trois échecs frustrants essuyés successivement dans un cinquième set sur le DecoTurf du gigantesque stade Arthur Ashe s'il devient l'unique recordman du nombre de titres conquis à New York dans l'ère Open (depuis 1968).

L'homme aux 17 titres du Grand Chelem avait cédé sa couronne à Juan Martin Del Potro en 2009 au terme d'une finale qui lui semblait promise lorsqu'il empochait la troisième manche pour mener deux sets à un. Il a ensuite été sorti en demi-finale par Novak Djokovic lors des deux éditions suivantes, manquant à chaque fois deux balles de match consécutives, à la relance en 2010 puis sur son propre service l'an passé.

Un coup qui a fait très mal

La première balle de match effacée par le Serbe en 2011 constitue d'ailleurs certainement une source de motivation inépuisable pour le Bâlois: Novak Djokovic avait alors lâché un retour de coup droit gagnant imparable, admettant même avoir fermé les yeux au moment de frapper la balle ! "Seul un joueur ne croyant plus en ses chances tente un coup comme celui-là", avait lâché Roger Federer, vexé.

Le Maître a repris la main face au Serbe cet été, après deux nouveaux revers subis sur terre battue à Rome puis à Roland-Garros. Il l'écartait de sa route en demi-finale à Wimbledon, où il mettait ensuite fin à 30 mois de disette en Grand Chelem pour récupérer "sa" place de no 1 mondial. Il enfonçait le clou dimanche dernier à Cincinnati, donnant même la leçon à son dauphin dans une finale parfaitement négociée (6-0 7-6).

Murray en embuscade

Irrésistible l'an passé avec notamment trois trophées du Grand Chelem glanés (Open d'Australie, Wimbledon et US Open), Novak Djokovic (no 2) se retrouve dans la peau du chasseur en cette fin de saison 2012. Le Serbe a certes conservé son titre à Melbourne mais n'a ensuite ajouté "que" deux titres à son palmarès (Miami et Toronto), échouant à quatre reprises en finale dont trois fois sur terre battue face à Rafael Nadal (Monte-Carlo, Rome, Roland-Garros).

Les surfaces dures restent néanmoins le terrain de jeu préféré de Novak Djokovic, dont le parcours s'annonce plutôt aisé avant un éventuel quart de finale face à Juan Martin Del Potro (no 7). Le droitier de Belgrade n'a qui plus est certainement pas apprécié le 6-0 encaissé dans l'Ohio. Forcément touché dans son orgueil, il n'en sera que plus dangereux à Flushing Meadows.

En l'absence du vainqueur de l'édition 2010 Rafael Nadal, Andy Murray (no 3) semble être le seul homme capable d'empêcher une finale helvético-serbe. Adversaire désigné de Roger Federer en demi-finale, l'Ecossais a égalé à Wimbledon le triste record de son coach Ivan Lendl en s'inclinant pour la quatrième fois en quatre finales de Grand Chelem. La médaille d'or glanée aux JO de Londres a-t-elle réellement fait de lui un autre joueur ? Réponse dans les deux prochaines semaines.

Wawrinka peut défier Nole

Deuxième Suisse admis directement dans le tableau final, Stanislas Wawrinka (no 18) doit viser un 8e de finale. Auteur d'une première partie de saison en demi-teinte, le Vaudois retrouve sans doute avec grand plaisir les courts new-yorkais, deux ans après s'être hissé en quart de finale grâce notamment à un succès fêté face à Andy Murray et une année après avoir été handicapé par des douleurs à une cuisse.

Stanislas Wawrinka a fait le plein de confiance à Cincinnati, s'offrant brillamment le scalp d'un top 10 (David Ferrer) avant d'atteindre le dernier carré. Le no 2 suisse a prouvé une nouvelle fois que le ciment est la surface convenant le mieux au jeu agressif qu'il doit pratiquer. Saura-t-il en apporter une nouvelle confirmation à New York, où il devra vraisemblablement écarter de sa route le fantasque Alexandr Dolgopolov (no 14) pour pouvoir défier Novak Djokovic en 8e de finale ?